mardi 13 juillet 2021

LES EMPLOYES MUNICIPAUX CONTRE LA LOI DES 1607 HEURES

   Comme dans de nombreuses communes, les employés municipaux de Ploufragan se sont mobilisés il y a quelques mois contre la mise en place des 1607 heures au 1er janvier 2022.

  Suivant cette directive, ils devraient travailler 60 h de plus chaque année et perdre un certain nombre de jours de congé.

  Il y a quelques années, lorsque la Cour régionales des comptes avait soulevé cette question du temps de travail des employés municipaux, j'avais dénoncé ce rapport à charge visant à stigmatiser les agents des collectivités pour mieux leur imposer une nouvelle régression sociale. Depuis la loi de transformation de la fonction publique de 2019 impose les 1607 h annuelles aux agents de la fonction publique mais ce n'est pas un progrès. Au contraire !

  J'ai apporté mon soutien public au mouvement de grève des emplyés municipaux car leurs revendications étaient justes et le demeurent. A une période où le chômage culmine à des sommets, comment comprendre qu'il faudrait travailler plus longtemps alors que tant de chômeurs sont à la recherche d'un emploi ? Ne faudrait-il pas partager et répartir le travail entre tous sans perte de salaire ? Les organisations syndicales ont calculé que sur le plan national, l'application de cette loi représente l'équivalent de plusieurs dizaines d'emplois. Les politiciens qui font les lois ne se préoccupent pas de satisfaire aux mieux les besoins de la population. Ils sont à plat ventre devant les puissances de l'argent à qui ils offrent l'argent public sans compter et détruisent les services publics.

  Résultat, la société s'enfonce dans la crise mais la révolte gronde.

Tribune de la gazette municipale de juillet 2021

lundi 19 avril 2021

QUEL PROJET DE TERRITOIRE POUR L'AGGLOMERATION BRIOCHINE ?

 Mardi 13 avril 2021, le conseil municipal de Ploufragan était sollicité pour apporter sa contribution au futur projet de territoire de l'agglomération briochine.

  Il faut rappeler que la majorité politique de l'agglo a changé après les dernières élections municipales de 2020 et est repassée à gauche. Qu'est ce que cela peut bien changer pour la population ? Sans doute pas grand chose, tant, tout le personnel politique respecte le fonctionnement de ce système économique basé sur la recherche du profit et l'exploitation sociale. Les intercommunalités sont le produit des politiques dites de décentralisations menées aussi bien par la droite que la gauche gouvernementale. Elles ont consisté à servir de paravent au désengagement progressif de l'Etat de ses missions utiles à la population, dans les domaines de l'éducation, de la santé, des services sociaux, des transports. Etc.Etc...

  Toutes les compétences transférées aux collectivités (Régions, départements, communauté d'agglo) ne se sont pas accompagnées de dotations et de moyens supplémentaires accordés par l'Etat pour leur fonctionnement.

  Pas plus que ces nouvelles entités politiques n'ont entraîné plus de démocratie et un contrôle populaire renforcé sur leur fonctionnement.

 Le bilan de tout cela, c'est que les politiques de décentralisation ont permis le renforcement des pouvoirs économiques, des pouvoir de l'argent sur tous les rouages de la société. Ils ont permis un plus grand pillage des fonds publics par la classe capitaliste. La crise sanitaire actuelle ne fait que renforcer cette situation. 

  Dans ce contexte, discuter de l'avenir d'un territoire sans discuter de l'environnement général et de ses contradictions ne peut qu'être faussé. C'est ce que j'ai rappelé dans mon intervention en prenant 3 exemples locaux du renforcement de la pression capitaliste. 

Sur la question de l'eau : Il avait été décidé il y a quelques années que l'agglo devait se doter d'un grand service public de l'eau. Or dans l'agglomération briochine, plusieurs sociétés privées comme la SAUR et Véolia assuraient ce service sur plusieurs communes. Comme les contrats privés n'ont pas été dénoncés car trop couteux, l'agglomération a fait payer aux consommateurs le maintien de ces contrats...Et cela continue, puisque certains contrats privés ont été prolongés jusqu'en 2023. Bilan, le prix du mètre cube d'eau a plus que doublé en quelques années sur la région de St Brieuc, ce qui fait dire au magazine 60 millions de consommateurs que les tarifs de l'eau sont parmi les plus chers de France. Quel bilan en tire la nouvelle majorité de l'Agglo ? Rien. Tout le monde est satisfait et le prix de l'eau va continuer à augmenter.

Sur la question des grandes surfaces. Alors qu'il y a suffisamment de grandes surfaces commerciales dans l'agglomération briochine, des grandes enseignes comme Lidl font le forcing depuis le début de cette année pour construire de nouveaux magasins. Peu importe si cela doit avoir des conséquences sur l'emploi comme le dénonce les personnels des grandes surfaces déjà existantes et qui craignent pour l'avenir. Malgré ces alertes des salariés et de certaines associations de l'environnement dénonçant le bétonnage galopant, des autorisations de permis de construire sont données. Où est la soit disant concertation de l'agglomération sur ce sujet ? Chaque commune fait ce qu'elle veut...

Sur la question des logements sociaux. Plusieurs communes de l'agglomération, en particulier les communes du bord de mer refusent de construire les logements sociaux nécessaires et préfèrent payer les amendes du gouvernement plutôt que de se soumettre à leurs obligations. Rien n'est prévu pour les obliger à construire des logements HLM ou des logements de qualité mais bon marché pour les familles populaires à qui cela fait défaut. Encore un exemple, que dans l'agglomération, c'est le chacun pour soi qui l'emporte.

Ces 3 exemples sont une illustration qu'une collectivité comme l'agglomération briochine ne place pas ses préoccupations politiques du point vue des intérêts de la population laborieuse mais applique les lois économiques et sociales en vigueur, les lois du marché, sans s'y opposer. Pire, dans certains cas, elle favorise le monde économique en leur attribuant aides et subventions sans contrôle.

Pourtant le contrôle de ces collectivités est nécessaire. Puisqu'on nous parle souvent de gouvernance, j'ai pris comme exemple de mode fonctionnement démocratique, la commune de Paris, dont on fête le 150ème anniversaire. La commune de Paris fût le premier gouvernement ouvrier où les élus étaient révocables à tout moment. Payés sur la base du salaire d'un ouvrier qualifié, les élus de la commune oeuvrèrent pour le bien du petit peuple et des travailleurs. C'est loin du fonctionnement des intercommunalités ? Pas si sûr !


lundi 22 mars 2021

AU COTE DES EMPLOYÉS MUNICIPAUX DE PLOUFRAGAN EN GRÈVE

 Depuis le 19 mars 2021, les employés municipaux de Ploufragan sont en grève contre le passage au 1607 heures prévu début 2022, ce qui se traduirait par 60h de travail en plus  et la perte de jours de congés. 

 Ils ne veulent pas que ces modifications d horaires entraînent un recul social et ils ont raison de se mobiliser. 

Je suis allé leur apporter mon soutien en rappelant que j avais dénoncé en son temps le rapport de la cour des comptes qui pointait que les horaires pratiqués à Ploufragan étaient inférieurs à ceux de la fonction publique, rapport sur lequel s appuie la mairie pour modifier les horaires.  À une époque où le chômage explose, augmenter le temps de travail est un contre sens.  Je souhaite une victoire des employés municipaux. Il faut en finir avec tous les reculs sociaux.

mercredi 10 mars 2021

LE BUDGET 2021

  " Le vote du budget municipal 2021 a été décalé de plusieurs mois à cause du contexte économique, social et politique marqué par la pandémie. 

    Plus cette pandémie dure et plus on mesure l'explosion des inégalités sociales. 

    Le budget communal doit en tenir compte.

    La crise sanitaire que l'on vit depuis plus d'un an a révélé les failles et les manquements de l'Etat en matière de santé publique. Le gouvernement a été incapable de faire face à l'épidémie de Covid 19 et ça continue avec le manque de vaccins.

   D'une manière générale, c'est toute l'organisation capitaliste de la société qui s'est révélée incapable de faire face à ce type de problème en utilisant de la manière la plus efficace, les possibilités techniques et scientifique de notre époque.

  Les collectivités et les communes ont pallié à plusieurs de ces failles en engageant elles-mêmes des dépenses de santé. Pour Ploufragan, c'est 330 000 € en 2020, sans réelle compensation de l'Etat.

  Pourtant l'argent coule à flot. Des centaines de milliards ont été accordés aux entreprises et au patronat. Ce soutien à l'économie n'a pas profité à tous de la même façon. Le chômage a explosé et les inégalités sociales sont plus fortes que jamais.

   A un pôle de la société, les familles les plus riches ont même augmenté leur fortune mais à l'autre bout, c'est un million de familles supplémentaires qui sombraient dans la pauvreté.

   Pendant un an, pas un poste supplémentaire n'a vu le jour dans les hôpitaux ou les Ehpad. Au contraire, l'Etat en tant qu'employeur a poursuivit les suppressions d'emplois. Pire, c'est la dernière infamie, il a décidé de s'attaquer aux chômeurs en réduisant leurs droits, prenant le risque sciemment de faire basculer nombre d'entre eux vers l'abime.

  C'est révoltant mais pas surprenant de la part de politiciens dont la priorité n'est pas de défendre ce qui serait meilleur pour la population mais bien d'assurer le profit capitaliste.

  Pourtant face à la montée du chômage de masse, la création d'emplois publics dans tous les secteurs où il en manque serait une solution pour le faire baisser.

  Ce n'est pas le choix du gouvernement.

  Une municipalité ne dispose pas de moyens suffisants pour créer autant de postes nécessaires pour éradiquer le chômage, même sur son territoire.

  Pour autant, elle se doit d'embaucher partout où c'est utile.

C'est à cela que doit servir en particulier le budget de la commune. c'est ce que je souhaite pour Ploufragan."

  Je me suis abstenu sur le vote du budget 2021 après avoir fait cette déclaration.

jeudi 18 février 2021

ORIENTATION BUDGETAIRE 2021

   Le conseil municipal qui s'est encore tenu en visio conférence le 15 février 2021 a débattu des orientations budgétaires de la commune pour 2021.

   Voici mon intervention :

"On ne peut pas aborder la question des orientations budgétaires sans revenir sur le contexte. En effet depuis plus d'un an, la crise sanitaire et la crise économique dominent toute la vie sociale et économique.

  Pour le gouvernement, le light motiv, c'est soutien à l'économie, quoi qu'il en coûte. Or malgré les centaines de milliards d'aides publiques accordés au patronat et au monde de l'entreprise, le chômage et la misère ont atteints des niveaux sans précédent. De nombreux travailleurs et leurs familles ont sombré dans la misère.

  Pendant le même temps, mais il y a un rapport, un peu comme les vases communiquant, beaucoup de grands groupes industriels  et financiers ont profité de la crise sanitaire pour accélérer les restructurations et supprimer massivement des emplois. Certes, tous les secteurs économiques sont touchés par l'arrêt de l'activité mais les conséquences ne sont pas les mêmes suivant la place que l'on occupe dans la société.

  La hausse des gains des familles les plus riches est une insulte à la pauvreté qui explose. Il y a 1 million de pauvres en plus que l'an dernier.

  Ainsi, malgré le recul de l'activité économique, les grandes familles bourgeoises ont augmenté leur fortune par la perception de plus de dividendes. Il y donc bien un pognon de dingue et il ruissèle du bas vers le haut.

  Cet argent que l'Etat dilapide aux entreprises, en particulier, aux plus grandes, manque dans tous les services publics. La crise sanitaire a révélé les conséquences catastrophiques qu'avaient couté les suppressions de postes dans les hôpitaux, dans les Ehpad et tous les secteurs de santé. Il en va de même dans le secteur du logement.

  Si le gouvernement a changé son fusil d'épaule en matière budgétaire puisqu'il laisse filer maintenant les déficits publics, comme patron employeur, il poursuit sa politique de suppressions d'emplois. J'ai relevé qu'il allait en supprimer 1000 au ministère de la transition écologique, soit disant une priorité nationale.

  La crise sanitaire a révélé les failles et les manquements de l'Etat en matière de santé publique. Le gouvernement a été incapable de faire face à l'épidémie et ça continue avec le manque de vaccins. Les collectivités et les communes ont pallié dans une large mesure à ces manquements, entraînant des coûts supplémentaires. Pour Ploufragan, c'est 330 000 euros de charges supplémentaires.

  Alors qu'aucun moyen supplémentaire de fonctionnement n'ont été accordé aux collectivités, il leur est demandé de limiter leurs dépenses réelles de fonctionnement. Ce que l'Etat appelle la stabilité de la dotation globale de fonctionnement (DGF) est en réalité en trompe l'oeil.

  Les contraintes financières des communes sont donc très importantes dans ce contexte. Je note donc avec intérêt l'absence d'augmentation du taux des impôts communaux pour 2021. 

  Plusieurs chantiers d'intérêt général sont en cours, d'autres vont voir le jour comme une nouvelle école à la villette. Je voudrai insister sur la nécessité de prendre en compte les remarques des habitants de la commune pour ces différents travaux, en particulier pour celui de la rénovation urbaine du quartier de l'iroise.

  La crise sanitaire et économique que nous traversons a souligné toute l'importance des salariés de secteur public. La commune a commencé à recruter quelques postes en 2020. Cela doit continuer. en 2021. L'emploi public en période de crise est une solution au chômage de masse, d'autant que les besoins sont nombreux tout en sachant qu'une commune ne dispose pas de moyen suffisant pour éradiquer les chômage sur son territoire."