lundi 12 janvier 2026

LE BUDGET 2026 SUR FOND D'AUSTERITE GOUVERNEMENTALE

    Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes populaires. Ils ont également réduit leur participation aux collectivités.

   Ils ont demandé aux communes de faires des économies alors que celles-çi assuraient de plus en plus de services relevant auparavant de l'Etat. Et cela sans moyen supplémentaire !

   C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont cessé de croitre du fait de la persistance du chômage et de la pauvreté, des bas salaires et des retraites trop faibles.

   Après les déclarations du chef des armées appelant "à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement", suivi de la réintroduction par Macron  du service militaire (au volontariat, mais pour combien de temps ?), on voit bien quel avenir les dirigeants de ce pays nous réservent.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier. L 'éducation, le logement, la santé doivent être la priorité et non le financement des marchands de canons.

   Les cimetières sont remplis de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Un budget municipal ne peut pas résoudre tous les problèmes de la société. Les moyens d'actions sont limités. Pour autant, le budget municipal de Ploufragan doit tenter de répondre au mieux aux besoins du plus grand nombre. Les agents communaux en font partie. Ce sont eux qui font fonctionner au quatidien les services publics de proximité.

Tribune politique de Martial COLLET parue dans la gazette de Ploufragan de Janvier/février 2026

mercredi 10 décembre 2025

LE VOTE DU BUDGET MUNICIPAL SUR FOND D' AUSTERITE GOUVERNEMENTALE

    Le conseil municipal de Ploufragan s'est réuni le 9 décembre 2025 pour le vote du budget de la commune pour 2026.

   Je me suis abstenu sur le budget principal après avoir fait cette déclaration :

   "Il y a quelques semaines, lors du débat sur les orientations budgétaires, j'alertais sur l'engrenage guerrier en cours et les conséquences pour la population. Les récentes déclarations du chef des armées Mandon au congrès des maires demandant à ceux-ci de se tenir près " à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement" car selon lui, il faut se préparer à un choc militaire avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans, suivie de l'annonce de Macron du retour du service militaire (au volontariat dans un premier temps) montrent quel avenir guerrier nous réservent les dirigeants de ce pays. Pour paraphraser un célèbre écrivain je dirais que les cimetières sont pleins de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier et mortifère. Il faut affirmer que les besoins en matière de logement, de santé et d'éducation doivent être la priorité et non pour les marchands de canons.

   Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années, ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes laborieuses. Ils ont également réduit leurs participations financières au fonctionnement des collectivités. Ils ont demandé aux communes de faire des économies alors que celles-ci assuraient de plus en plus de services dépendant auparavant des services de l'Etat. C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont pas diminué, au contraire. Du fait de la persistance du chômage, les licenciements repartis à la hausse, la pauvreté a grimpé en flèche. Quand s'ajoutent les bas salaires et les pensions trop faibles, on a le tableau de comment vivent les travailleurs.

  Ce n'est pas les belles paroles de Lecornu, toujours à ce congrès des maires sur plus de simplifications administratives et de la suppression des normes qui empoisonnent la vie des maires qui va résoudre les équations budgétaires auxquels bien des maires doivent faire face avec les faibles ressources dont ils disposent.

  A Ploufragan, ce qui est proposé comme budget est dans la continuation de ce qui a été fait les années précédentes. Encore une fois, je dirais que le budget municipal doit aller dans le sens de la satisfaction des besoins de la population et des personnels qui font vivre chaque jours les services publics de proximité. Un budget municipal ne peut pas tout régler vu les faibles moyens à disposition. Le monde, tel qu'il fonctionne est au service des grands groupes capitalistes et pas de la population. Pour qu'il réponde enfin aux besoins de tous, les travailleurs feront bien mieux le jour où ils décideront de le diriger."

vendredi 14 novembre 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2026

      Le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 s'est déroulé lors du conseil municipal du 12 novembre 2025.

     Voici ma déclaration :

      "Avec le débat sur les orientations budgétaires, c'est toujours l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à la gestion quotidienne municipale. On nous donne des chiffres sur la situation économique et politique pour expliquer dans quel contexte est élaboré le futur budget de la commune et les actions envisagées.

      Cette année encore, il est difficile de se projeter vu l'instabilité politique actuelle.

      Pourtant, c'est toujours les mêmes recettes. Le gouvernement Lecornu 2 prévoit de réduire les dotations aux collectivités. Il prévoit de demander aux communes, aux départements et aux régions de faire 4.7 milliards d'économie, soit 2 fois plus qu'en 2024. Si c'est voté, cela se traduira par moins de services pour la population, moins de services utiles. C'est choquant quand dans le même temps les choses inutiles voire nuisibles progressent : Je veux parler des dépenses pour les budgets militaires, la construction d'armes et d'engins de mort.

    Le gouvernement préfère choyer les galonnés et les marchands de cannons plutôt que de satisfaire les besoins de la population en matière de logement, d'éducation ou même d'alimentation. Cette dernière, ce sont les associations caritatives qui en assurent la plus grande partie, alors que beaucoup sont proche de l'asphyxie financière.

    On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l'Etat est endetté comme jamais. Mais a qui la faute ?

    Les sénateurs ne viennent-ils pas de révéler que chaque année 211 milliards d'euros étaient distribués à fonds perdus aux entreprises. Et que ce sont les plus grosses qui empochent le plus. Alors, quand est évoqué la possibilité de les taxer un peu, voir ces grands actionnaires, ces grands patrons protester, a de quoi faire bondir.

   Ces grands patrons prétendent que la société repose sur eux car il sont à l'origine de la création des richesses.

   C'est faux ! Ils ne vivent que du travail des autres. Il y a longtemps que leurs millions de capitaux devraient être la propriété collective de tous ceux qui ont contribué à créer leur fortune. Il faut dénoncer leur égoïsme de classe.

   Les collectivités, les communes doivent disposer de moyens suffisants pour répondre aux besoins des populations. C'est elles qui investissent le plus.

   A Ploufragan, cela fait des années que l'on constate le manque à gagner du fait de la baisse des dotations de l'Etat et que l'on imagine tout ce qui pourrait êttre fait de positif si l'Etat payait son dû.

   Mais l'argent public va d'abord dans les caisses du patronat. Et comme par ricochet, les gouvernements espèrent faire supporter l'impopularité de leur politique sur les élus locaux, plutôt que sur la leur.

   Personne n'est dupe.

   Il faut que ça change et il faut que la population se mêle des affaires publiques.

   Les travailleurs font tout fonctionner dans cette société. A eux de la diriger.

lundi 20 octobre 2025

L'ARGENT PUBLIC POUR L'ECOLE PUBLIQUE

    Lors du conseil municipal du 14 octobre 2025, la question du financement de l'école privée St Anne figurait à l'ordre du jour.

   Pour l' année scolaire 2025-2026, la subvention municipale s'élèvera à 175 962 euros.

   J'ai voté contre cette subvention, comme les années précédentes en expliquant mon vote :

"Les gouvernements qui se succèdent rognent toujours plus sur les services publics et l'école publique ne dispose pas de moyens suffisants pour fonctionner correctement. Les gouvernements sont plus préoccupés de gonfler les budgets militaires et les dépenses pour les futures guerres, assurant ainsi des profits considérables pour les grandes entreprises du secteur.

  Je préfère que l'argent publique aille à l'éducation publique plutôt qu'aux marchands d'armes. Je préfère des écoliers avec une tête bien faite, plutôt que des petits soldats qui marchent au pas.

  C'est pour cela qu'il faut plus de moyens pour l'école publique, plus de professeurs, plus de personnels d'encadrement et d'animation. Il faut réduire le nombre d'élèves par classe, au lieu de les entasser et leur donner les moyens réels d'apprendre les base de l'émancipation."

mercredi 27 août 2025

ATTAQUES TOUT AZIMUTS

   La période d'été est celle des congés payés donc, en principe, synonyme de repos pour les classes laborieuses. C'est souvent celle choisie par les gouvernements pour annoncer les mauvaises nouvelles.

   Bayrou n'y a pas dérogé lorsqu'il a présenté son projet de 44 milliards d'économies. En regardant de près, tout le monde ne participera pas à l'effort car seules les classes populaires vont être mises à contribution. Les capitalistes continueront à prospérer.

   Doublement de la franchise sur les médicaments, mesures contre les ALD (arrêt longue durée), 3000 emplois supprimés dans le secteur public, soit moins de profs dans les écoles, moins de soignants, moins de moyens pour les collectivités locales et les communes. Gel des pensions de retraites, suppression de 2 jours fériés, soit autant de travail gratuit pour le patronat.

   Tout cela est révoltant.

   Dans le même temps, les 211 milliards d'aides publiques versées aux entreprises seront maintenues. Cela permettra aux actionnaires de ces boîtes, en plus de s'enrichir de l'exploitation des travailleurs, d'accumuler des milliards supplémentaires de bénéfices. La guerre sociale est déclarée et rien ne justifie de nouveaux sacrifices. Macron et son gouvernement veulent qu'on trime pour financer les dépenses d'armement. Ils répètent en boucle que la menace vient de Poutine et de la Russie et qu'il faut préparer à se défendre, donc augmenter les budgets militaires.

   Mais ceux qui nous attaquent aujourd'hui, ceux qui menacent nos conditions d'existence sont ceux qui nous gouvernent et ce sont eux nos véritables ennemis.


Tribune parue dans la Gazette de Ploufragan, numéro de septembre octobre 2025