lundi 21 novembre 2022

A PROPOS DU DEBAT SUR LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES MUNICIPALES 2023

   Comme chaque année et comme dans toutes les collectivités, un débat doit avoir lieu sur les orientations du prochain budget. Celui de Ploufragan s'est tenu le 14 novembre 2022.

    De débat, il n'y en a pas vraiment, chaque groupe politique s'exprime et donne son point de vue. 

    Dans un contexte marqué par les diverses crises que l'on connaît, les marges des collectivités s'amenuisent, d'autant plus que l'Etat donne toujours moins aux collectivités, préférant continuer à arroser financièrement le grand patronat et la finance. Cette austérité financière a des conséquences négatives pour la population.

    Intervention LO :

   "Force est de constater qu'après les 2 années de crise sanitaire qui avaient creusé un peu plus le fossé entre les classes riches et les classes populaires, le retour de l'inflation galopante accentue encore plus les inégalités sociales et plonge une fraction toujours plus importante de la population dans la pauvreté.

     Le capitalisme s'enfonce dans une nouvelle crise qui nous mène à la catastrophe. 

     Depuis plusieurs mois, les désordres de toutes natures se sont multipliés.

     La guerre entre la Russie et l'Ukraine a modifié les rapports de force entre les grandes puissances et poussent ces dernières à se réarmer, faisant poindre un peu plus la menace d'un nouveau conflit mondial.

    La dérèglementation du marché de l'énergie voulue par les requins de la finance, se retourne contre toute l'économie. De nombreux propriétaires d'entreprises en sont à demander à l'Etat d'intervenir et réguler le marché.

   Va-t-on vers un chaos généralisé ? La situation est suffisamment grave pour que l'on se pose la question. Tous les gouvernements s'interrogent sur quoi faire sans avoir de réponses car le système économique est de plus en plus fou.

    Si pour nombre d'entreprises, de collectivités, l'envol des prix de l'énergie pose problème, c'est la même chose pour l'ensemble de la population. Dès le 15 novembre prochain, les ristournes gouvernementales sur le carburant vont disparaître. Début janvier 2023, les tarifs du gaz et de l'électricité augmenteront de 15%. De nouvelles difficultés sont à prévoir.

   Manger ou se chauffer ? Voilà une question qui se pose déjà pour des dizaines de milliers de familles. Il y en a ici à Ploufragan. Et souvent, ce sont les plus pauvres qui doivent faire face aux plus grosses dépenses énergétiques.

   Mais l'inflation fait aussi le bonheur des profiteurs de guerre. Les trusts de l'énergie ont explosé leurs bénéfices.

   Les actionnaires se gavent tandis que les travailleurs galèrent. C'est pourquoi, face à la hausse des prix, il faudrait une augmentation générales des salaires, des pensions et des allocations et imposer que celle-ci soit indexées sur les prix.

   Dans ce contexte inflationniste, les marges de manoeuvre des collectivités se réduisent. Elles se réduisent d'autant plus que le gouvernement leurs impose des règles strictes de fonctionnement et qu'elles doivent assumer toujours plus de tâches incombant auparavant aux services de l'Etat (établissement des cartes d'identité, passeports.Etc) sans ressources supplémentaires.

  Le prochain budget municipal devra répondre au mieux aux besoins de la population. Cela passe par une attention particulière pour le personnel communal dont les salaires ne doivent pas décrocher par rapport à l'inflation. Certes, le gouvernement a décidé une revalorisation du point d'indice mais c'est loin d'être suffisant. Certes, cela a un coût pour la commune mais il ne faut pas considérer seulement l'emploi dans la commune sous l'aspect financier car l'emploi public, c'est aussi des services utiles à la population."

lundi 14 novembre 2022

CONTRE LA PARTICIPATION FINANCIERE DE LA VILLE DE PLOUFRAGAN A L'ECOLE PRIVEE

    La question de la participation de la ville de Ploufragan à l'école privée St Anne revient chaque année à l'ordre du jour du conseil municipal. Cette question figurait à la séance du 11 octobre 2022.

   J'ai rappelé mon attachement au principe que l'argent public doit aller aux écoles publiques.

   Les écoles privées sont en majorité des écoles confessionnelles, en Bretagne, elles sont d'obédience catholique.

   En tant que communiste et athée, je ne suis pas favorable au fait que l'éducation soit placée sous l'influence de l'église dont je combat l'obscurantisme.

   C'est parce que depuis 40 ans, les gouvernements rognent sur les budgets de l'éducation, suppriment des postes d'enseignants, de non enseignants, d'encadrants ou laissent les écoles fonctionner avec des contrats aidés et refusent les titularisations nécessaires que l'école publique est en mauvais état.

   C'est pourquoi tout l'argent public devrait aller à l'école publique.

    J'ai donc voté contre la participation financière de la commune en faveur de l'école privée.

mardi 27 septembre 2022

CONTRE UN MONDE DE PLUS EN PLUS FOU !

   Si la période d'été est souvent synonyme de vacances, de relâchement et de détente, cette année, il n'y a pas eu de répit sur le front des différentes crises : Canicule, sécheresse, incendies, sans oublier la flambée des prix et la persistance de la guerre en Ukraine et des tensions internationales.

  Il n'y a eu aucune parenthèse et la période estivale n'a cessé de nous rappeler les périls qui nous guettent. Les catastrophes se sont multipliées, attestant de la faillite de cette société capitaliste et de ses dirigeants.

  Pendant que les milliardaires continuent de se gaver, dépensent sans compter et gaspillent des sommes indécentes en jet privé ou sur leur yacht, le président des riches fait la morale aux classes populaires. Il leur siffle la fin de "l'insouciance et de l'abondance", comme si pour les classes populaires qui s'aperçoivent  en faisant leurs comptes, qu'elles sont déjà dans le rouge le 15 du mois ou même avant, c'était une partie de plaisir.

  Macron et les siens préparent la guerre aux plus pauvres. Ils promettent du sang et des larmes. Derrière ce vocabulaire guerrier, il y a la volonté d'imposer de nouveaux sacrifices : Recul de l'âge de la retraite, réduction des droits des chômeurs, etc...

  Il n'y a aucune raison d'accepter ces nouveaux sacrifices. Pourquoi faudrait-il se priver tandis que la grande bourgeoisie profite de la crise et même l'alimente en provoquant pénurie et spéculation ?

  Il faut mettre à l'ordre du jour une société débarrassée de l'exploitation et du profit.


Tribune parue dans "la gazette de Ploufragan" Octobre 2022

vendredi 15 juillet 2022

LE CONSEIL MUNICIPAL DE PLOUFRAGAN VOTE CONTRE L'USINE DE METHANISATION

   De nouveau à l'ordre du jour du conseil municipal du 13 juillet 2022, le projet d'une usine de méthanisation aux Châtelets a été repoussé par 27 voix contre sur 33 élus participants au vote.

   Le projet présenté a été très peu modifié par rapport à la première mouture. Les risques sont toujours bien présents. La construction de cette usine à gaz serait située au milieu d'entreprises où travaillent des centaines de salariés et à proximité de plusieurs habitations.

  Une enquête d'utilité publique du projet est en cours. Elle se termine le 20 juillet 2022.

  Le terrains de construction a déjà été vendu par l'Agglomération pour une somme de 471 350 €.

  Bien que le conseil municipal soit opposé à ce projet, il n'est pas dit que les autorités de l'Etat, avec la Préfecture, ne passeront pas outre et donneront leur accord.

  Je me suis de nouveau exprimé contre ce projet inutile et nuisible en déclarant :

" Le projet d'Engie Bioz n'apportera rien de bon en matière de santé publique ni pour les riverains, ni pour les salariés de la zone qui travaillent à proximité. Les risques existent.

  Il aurait d'ailleurs été intéressant d'entendre un autre son de cloche que celui des lobbystes d'Engie qui sont près à enjoliver leur projet pour mieux le vendre. Pour l'anecdote, celui qui est venu nous chanter sa petite musique dirigeait une entreprise qui a été rachetée par Engie. Il est donc très intéressé à ce que le projet aboutisse. Très intéressé sur le plan financier car il touchera au final un sacré bonus si cela se fait. Dans le monde des affaires, il y a le blabla sur "l'indépendance énergétique" et la réalité de faire du fric quoi que cela puisse coûter pour la population. C'est pourquoi, les scientifiques, les lanceurs d'alerte qui ont travaillé sur les risques pour la santé et l'environnement que font courir ces usines de méthanisation auraient dû pouvoir s'exprimer également.

   On nous a assommé avec un rapport de plus de 1000 pages que personne n'a lu ou presque. On aurait pu avoir un rapport émanant de scientifiques de quelques pages.

  Ce projet suscite des questions, des craintes légitimes parmi une fraction de la population, parmi les riverains immédiat, parmi mes voisins.

  Je les comprends et partage leurs inquiétudes.

  La méthanisation a le vent en poupe car les projets sont très subventionnés. Sans argent public, il n'aurait pas ou peu d'intérêt économique.

  Ce sont des projets polluants avec le rejets d'ammoniac et autres fumées toxiques. Les risques d'explosion, de pollution des sols et nappes phréatiques sont autant de nuisances pas acceptables.

  J'étais opposé à ce projet il y a 1 an et demi, je le suis toujours."

  Certaines communes de l'agglomération ont voté pour ce projet. Dans ce cas, pourquoi ne demandent-elles pas à ce que cela soit installé sur leur territoire ? 

vendredi 8 juillet 2022

SALAIRES, PENSIONS, ALLOCATIONS DOIVENT AUGMENTER (Tribune parue dans la Gazette de Ploufragan été 2022)

   Les urnes sont maintenant rangées. Les élections législatives ont été marquées par une abstention record en particulier dans les milieux populaires. C'est un reflet du dégoût profond que le cirque électoral et la vie politicienne provoquent.

   Macron ne disposera pas d'une majorité à sa botte pour faire passer sa  politique antisociale dans la nouvelle assemblée nationale. Cela promet sans doute de belles prises de bec dans l'hémicycle, mais qu'est ce que cela changera pour les classes populaires ?

  Loin des empoignades parlementaires, la grandes bourgeoisie qui détient l'essentiel du pouvoir sur nos vie continuera de décider d'à peu près tout et le nouveau gouvernement obéira à ses ordres.

  Face à la hausse des prix, qui imposera au patronat de desserrer les cordons de la bourse ? Ni le parlement, ni le gouvernement !

  "Tout pour les actionnaires, rien pour les travailleurs ; Ras le bol !" Voilà ce que disaient les travailleurs de la plateforme Carrefour des Châtelets il y a quelques jours à l'occasion d'un mouvement de grève pour l'augmentation des salaires. Ils avaient raison.

  Face à la flambée des prix, les salaires, les pensions et les allocations doivent augmenter et être indexés sur l'inflation.

  Aucun groupe de députés même nombreux n'imposera au grand patronat, les augmentations de salaires massives qu'il faut pour vivre décemment.

Pour défendre nos conditions de vie, cela dépendra des luttes collectives futures. Et dès maintenant, les élections terminées, c'est de cela qu'il faut discuter. Il n'y a aucune raison de continuer à subir sans réagir.