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mercredi 13 septembre 2017

CHAFFOTEAUX CONDAMNE APRES 15 ANS DE PROCEDURE

   Un travailleur de Chaffoteaux, exposé pendant des années à des produits chimiques et toxiques-Il travaillait au remplissage de la chaîne peinture de l'atelier brasage-, était tombé malade en 2002. Son état de santé ne fit qu'empirer au fil du temps lui rendant toute reprise impossible. Mais la direction a toujours contesté le lien entre sa maladie et le maniement des peintures, solvants et autre toluène.
   Après 15 ans de procédures à n'en plus finir menées avec détermination par sa famille, l'entreprise a finalement été condamnée à la faute inexcusable.
   Cela veut dire que Chaffoteaux devra payer. Certes cela ne fera pas recouvrer la santé à ce travailleur, mais c'est la preuve de la responsabilité totale du patron dans cet empoisonnement.

vendredi 30 octobre 2015

LE GOUVERNEMENT COMBAT...LES CHOMEURS MAIS PAS LE CHOMAGE

   Alors que le nombre de chômeurs a augmenté de 20 000 en août, portant à 5.7 millions le nombre de travailleurs privés d'emploi, et qu'aucune mesure d'urgence visant à stopper cette catastrophe sociale n'a été prise, le gouvernement a décidé de s'en prendre aux chômeurs et de les sanctionner.
   Il vient d'instaurer un nouveau système accentuant les contrôles dans 3 régions avant de le généraliser à l'ensemble du pays. Pourtant les contrôles existent déjà. Mais là, le gouvernement veut frapper fort, espérant ainsi en radier le plus grand nombre possible.
   Pendant ce temps, le grand patronat, qui fabrique de nouveaux chômeurs tous les jours, continue de recevoir des aides et des subventions de la part du gouvernement sans le moindre contrôle de ce qu'il fait de cet argent, à l'instar du CICE, le crédit d'impôt compétitivité emploi. Le patronat se contente d'empocher l'argent (plusieurs dizaines de milliards d'euros depuis sa création), mais ne créer pas d'emplois.
   Les chômeurs, dont beaucoup sont victimes de licenciement, vont être de nouveau montrés du doigt comme étant des fraudeurs et, par la même occasion, le gouvernement va chercher à accréditer l'idée qu'ils ne veulent pas travailler.
   Pour permettre à tous d'avoir un emploi, il faudrait d'abord commencer par interdire les licenciements et imposer une répartition du travail sans perte de salaire.
   Quant aux contrôles, ce n'est pas en direction des chômeurs qu'il faut les faire mais des patrons, ceux que l'Etat arrose d'argent public sans compter.

   (Ce texte a été publié dans la gazette de Ploufragan de novembre 2015)

PS : Ce texte est paru avant la connaissance des chiffres du chômage de septembre 2015 qui font apparaître une légère baisse de 23 800. Cette baisse concerne les jeunes. Le chômage de longue durée continue d'augmenter comme celui concernant les plus de 50 ans. On est donc loin du retournement de tendance évoquée par la ministre du Travail. La persistance de cette situation catastrophique accroît la misère dans bien des familles et dans bien des quartiers populaires.

mardi 14 juillet 2015

TOUR DE COCHON SUR LE TOUR DE FRANCE

   Lors de la 8ème étape du tour de France cycliste, de passage en Bretagne, des agriculteurs mobilisés pour dénoncer la chute du prix du porc... et donc de leur revenu, ont décidé de s'en prendre à 2 grandes marques, cochonou d'un côté, carrefour de l'autre à qui ils leur reprochent de s'engraisser sur leur dos. Ces actions ont provoqué le retraits des véhicules publicitaires de la caravane du tour de France.
   Cochonou et carrefour finiront-ils quand même par arriver à bon porc ?

jeudi 26 septembre 2013

AMIANTE : CHAFFOTEAUX UNE NOUVELLE FOIS CONDAMNEE

  Mercredi 25 septembre 2013, le Tribunal des Prud'hommes de Saint Brieuc a condamné une nouvelle fois Chaffoteaux pour avoir exposé 55 salariés aux poussières d'amiante durant de nombreuses années. Elle est condamnée à leur verser une indemnité de 8000 € au titre du préjudice d'anxiété.
  Ce jugement est le même que celui rendu  pour d'autres salariés licenciés en 2008 qui avaient saisi les Prud'hommes précédemment. Les patrons de Chaffoteaux, le groupe Merloni, avaient fait appel de cette première décision mais ont été également condamnés par la cours d'appel de Rennes.
  D'autres procédures sont en cours mais l'addition de tous ces jugements démontre que Chaffoteaux a bien exposé pendant des dizaines d'années des milliers de salariés à l'amiante et leur a fait courir de grands risques pour leur santé.
  Tous ces jugements visent à faire payer les empoisonneurs. C'est une bonne chose.

mardi 16 juillet 2013

NON A LA SUPPRESSION D'UN POSTE AU BUREAU DE POSTE DE PLOUFRAGAN

   La direction de la Poste envisage de supprimer un poste au guichet de la poste de Ploufragan courant septembre 2013.
   Cette décision inacceptable va entraîner plus de temps d'attente au guichet de l'agence, pourtant souvent bien surchargé.
   La Poste devenue il y a quelques années également  "La banque postale", une banque comme les autres vise toujours plus de rentabilité. La recherche du profit passe avant le service public. Les usagers deviennent des clients et tous les services sont payant.
   En supprimant un poste au bureau du centre, chacun pourra rapidement mesurer tout l'impact négatif qu'entraînera cette décision.

lundi 31 décembre 2012

SOLIDARITE AVEC LES SALARIES DE L'EHPAD

   Le personnel du foyer logement pour les personnes agées de Ploufragan est en grève depuis le 21 décembre 2012.
   Il proteste contre une nouvelle organisation du travail qui doit entrer en application le 1er janvier 2013. Ce nouveau planning de travail entraînerait la perte de 15 jours de congés sur une année. En effet, il est prévu que la journée de travail passe de 7h30 à 7h et la demi heure perdue chaque jour serait compensée par 15 jours de travail supplémentaire sur un an.
   Cela veut dire aussi des repos hebdomadaires raccourcis pour les salariés de l'Ehpad.
   Les salariés considèrent que les nouveaux horaires entraîneront non seulement la dégradation de leurs conditions de travail mais également une qualité moindre des services rendus aux résidents.
   Je suis solidaire de leur combat. J'ai été soutenir les grévistes sur les piquets de grève.
   Les salariés de l'Ehpad n'ont pas à faire les frais de la nouvelle convention de l'Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil général. Les salariés de l'Ehpad n'ont pas à subir les conséquences de réduction budgétaire.

lundi 5 décembre 2011

FAIBLE BILAN

   Il y a un an, le groupe Merloni avait été condamné à verser 926 529 euros au titre de la revitalisation économique de la région après avoir supprimé 207 emplois fin 2009, chez Chaffoteaux à Ploufragan.
   Le cabinet BPI avait été retenu pour mener cette opération devant déboucher en 3 ans sur la création de 197 emplois en CDI et de préférence dans l'industrie.
   Un premier bilan d'étape a été fait lors d'une réunion qui s'est tenue en Préfecture le 1er décembre 2011.
   36 emplois auraient été créés au cours de l'année écoulée. C'est faible comme résultat. A ce rythme, les 197 emplois n'existeront jamais.
   Il est vrai que la crise économique actuelle provoque plus de suppressions d'emplois qu'elle n'en génère. Il n'y a qu'à voir l'explosion des chiffres du chômage dans la région.
   Beaucoup de licenciés de Chaffoteaux en 2009, toujours à la recherche d'un vrai emploi se sont demandés pourquoi pas un seul des 36 emplois dont le cabinet BPI se vante d'avoir aidé à voir le jour ne leur a été proposé ?
   Réponse : Le cabinet BPI, pourtant largement rémunéré pour sa mission (Pas moins de 100 000 € par an) n'est pas en relation avec Pôle emploi. C'est pourtant Pôle emploi qui suit les licenciés de 2009.
  Bien sûr, les emplois résultant de ce plan de revitalisation ne sont pas réservés prioritairement aux travailleurs licenciés de Chaffoteaux. Mais entre ne pas en réserver et ne pas en proposer du tout, il y a une marge qui laisse beaucoup d'amertume.
  Dans les deux cas, ce plan de revitalisation, quand bien même il déboucherait sur de réelles créations d'emplois, ne fera pas oublier pour quelles raisons les actionnaires du groupe Merloni ont sacrifié 207 emplois en fermant l'usine des Châtelets, fin 2009.

vendredi 25 novembre 2011

AVEC LES POSTIERS DU CENTRE DE TRI

  Les postiers du centre de tri dont l'emploi est menacé par la fermeture annoncée du centre de Ploufragan pour la fin 2012, organisaient vendredi 25 novembre un rassemblement devant le centre de Brézillet.
  Depuis des mois, les postiers luttent pour défendre leur emploi. A quelques mois de la fermeture du centre, la plupart d'entre eux  ne savent toujours pas où ils vont être reclassés. La direction propose une soixantaine de reclassements sur la future plateforme de Beaufeuillage à St Brieuc. C'est bien insuffisant compte tenu qu'il reste plus de 100 salariés sur le centre de Brézillet. L'inquiétude des postiers est donc grande.
  Face aux revendications légitimes de reclassements des salariés du centre, la direction a choisi la division. Elle a mis en place un système de notation des salariés pour établir un classement censé déterminer  ceux qui seront le mieux à même d'occuper les postes sur la nouvelle plateforme. Les méthodes de la direction ont été  considérées comme des atteintes à la dignité des salariés et ont provoqué la colère.
   C'est pour dénoncer tout cela que les postiers appelaient à manifester vendredi 25 novembre 2011 devant le centre. Lors du rassemblement, ils ont organisé un barrage filtrant, diffusant des tracts d'information aux automobilistes, tous usagers d'un service public. Les encouragements ont été nombreux à poursuivre la lutte.
   LUTTE OUVRIERE est solidaire de la lutte des postiers. C'est la raison pour laquelle j'ai participé à leurs côtés à la manifestation de ce jour.

mercredi 19 octobre 2011

CHAFFOTEAUX CONDAMNE POUR L'AMIANTE

   Le tribunal des prud'hommes de St Brieuc a condamné l'entreprise Chaffoteaux à verser des primes variant entre 4000 et 8000€ à 41 ex salariés, au titre du préjudice d'anxiété lié à l'amiante.
   Le jugement du tribunal des prud'hommes s'est appuyé sur une décision de la cour de cassation de mai 2010 qui reconnaît aux salariés ayant travaillé dans une entreprise reconnue par l'Etat comme ayant utilisé de l'amiante et qui doivent subir des contrôles médicaux réguliers auprès de la Sécurité Sociale, un préjudice lié à l'anxiété générée par l'attente des contrôles médicaux qui pourraient révéler la maladie.
   Cette condamnation des patrons pourrait faire jurisprudence et permettre à des milliers de salariés exposés à l'amiante une indemnisation. C'est quelque part  reconnaître que l'amiante est un poison qui a provoqué le décès de centaines de salariés depuis des années et en provoquera encore malheureusement.
   L'application de ce préjudice d'anxiété pourrait donner des idées à beaucoup d'autres salariés. A suivre.

mercredi 5 octobre 2011

LES EMPLOYES DU CREDIT MUTUEL EN GREVE POUR LES SALAIRES

   Depuis le 27 septembre 2011, les salariés du crédit mutuel Bretagne sont en grève pour une augmentation de salaire de 150€. Plusieurs agences sont fermées, dont celle de Ploufragan et le personnel gréviste manifeste tous les jours contre la direction de la banque. C'est cette même direction qui a mis le feu au poudre. Les principaux dirigeants se sont octroyés des augmentations de 30 à 50% ces dernières années. Pour les six plus hauts responsables, la dernière augmentation atteint les 79%. De plus, la direction de la banque qui a enregistré ces dernières années de confortables bénéfices vient de créer une société des cadres dirigeants (SCD) qui permettrait à plus d'une centaine de hauts cadres d'échapper à tout contrôle, pouvant s'octroyer en toute opacité de substantielles hausses de rémunérations et autres avantages.
   Les employés du crédit mutuel ne l'entendent pas de cette oreille et reconduisent la grève quotidiennement depuis huit jours.
   La direction s'abrite dernière l'origine mutualiste de la banque pour refuser d'augmenter les salaires des employés. Les grévistes ne sont pas dupes. Ils n'entendent pas se contenter des miettes proposées et ils ont raison.
   L'augmentation générale des salaires pour tous les travailleurs est à l'ordre du jour. Les employés de banque du crédit mutuel montrent la voie. Quand les prix montent, les salaires doivent suivre...Pas seulement pour les hauts cadres.

mercredi 3 août 2011

CHOMAGE : TOUJOURS PLUS

   Les récents chiffres du chômage montrent une augmentation de 1,3% dans le département des Côtes d'Armor, soit 20 100 chômeurs officiellement inscrits à Pôle emploi.
   Dans tout le pays, c'est la même tendance à la hausse. Ces chiffres contredisent évidemment les déclarations du gouvernement qui prétendait il y a peu que le chômage régressait.
   Toutes les catégories sont touchées. Jeunes ou moins jeunes, l'accès à l'emploi est de plus en plus difficile, même de façon temporaire.
   Le chômage n'est pas une fatalité. C'est pourquoi, pour en finir avec ce cancer, il faudra imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.
   Ce qui ruine la société, ce ne sont pas les quelques centaines d'euros d'allocations versées aux chômeurs, mais la soif de profit de ceux qui possèdent toutes les richesses et en veulent toujours plus, ces grands groupes capitalistes qui n'hésitent pas à licencier pour baisser les coûts salariaux.

lundi 11 juillet 2011

18 MOIS APRES LA FERMETURE DE CHAFFOTEAUX : LA VERITE DES CHIFFRES

   Début juillet, le cabinet ALTEDIA chargé du reclassement du personnel Chaffoteaux licencié en décembre 2009, a présenté son dernier bilan. Ce cabinet grassement payé par le groupe MERLONI annonce avoir trouvé une solution pour 85 à 90% des licenciés. Mais solution ne veut pas dire emplois réels avec salaires et conditions de travail correctes.
   En effet, 18 mois après les 207 licenciements, seuls, une trentaine de salariés ont retrouvé un CDI et souvent avec un salaire inférieur à celui d'avant leur licenciement. Une cinquantaine ont bénéficié d'une formation de plus de 6 mois. Quant aux autres, mais aussi ceux qui ont fait une formation, c'est la galère pour retrouver un emploi. Certains enchaînent les missions d'intérim et des petits boulots mais d'autres n'ont rien en vue. Bien sûr, parmi les licenciés, plus de 80 bénéficient ou vont bénéficier d'une pré retraite amiante et ces camarades n'ont pas les mêmes inquiétudes pour l'avenir que ceux qui doivent absolument retrouver un emploi, encore que sur le plan financier, il y a un manque à gagner important avec la pré retraite par rapport au salaire d'avant.
   Quand on additionne toutes ces situations, on ne retrouve évidemment pas les pourcentages du cabinet ALTEDIA. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Le bilan réel est plus que mitigé.
   Un autre aspect aberrant de l'après Chaffoteaux : Le projet de revitalisation du bassin briochin et la contribution financière du groupe MERLONI. Celui-ci a été condamné à verser une amende plus de 900 000€ au titre de sa participation à la création de près de 200 emplois dans les environs de ST BRIEUC, correspondant plus ou moins à ceux supprimés lors de la fermeture de l'usine de Ploufragan. C'est un autre cabinet, la BPI, concurrent de ALTEDIA, qui a été retenu pour piloter cette opération, empochant au passage plus de 250 000€. Depuis un an que ce cabinet est en place, il aurait participé à la création de 70 emplois sur le secteur ? En admettant qu'il s'agit bien de nouveaux emplois, ce qui n'est pas vérifié, aucun n'a bénéficié aux licenciés de Chaffoteaux. Et pour cause, puisqu'il n'y a pas de lien entre ces 2 officines.      Pas de lien mais une même avidité financière à empocher le pactole lié à des licenciements !

vendredi 13 mai 2011

Tapis rouge et promotion pour un licencieur

  Un courrier du groupe Ariston/Merloni, daté du 9 mai 2011, annonce que Paolo Merloni est désormais le grand patron du groupe ATG, dont Chaffoteaux fait parti. Cette promotion intervient après la fermeture de l'usine Chaffoteaux de Ploufragan et du licenciements de 207 travailleurs.
  Cette nomination nous laisserait froid si ce n'était que l'on apprend dans cette même lettre que l'année 2010, année du paiement du plan "social", a été la meilleure année pour le groupe depuis son existence. En d'autres termes, plus les capitalistes licencient et plus ils gagnent de l'argent. C'est tellement vrai, qu'en 2010, près de 3,5 millions d'euros de dividendes en provenance de Chaffoteaux ont été reversés aux principaux actionnaires du groupe ATG, dont Paolo Merloni.
   C'est tout simplement scandaleux au regard de ce que sont devenus les licenciés de Chaffoteaux dont à peine une vingtaine ont retrouvé aujourd'hui un emploi stable.
   Le comble de cette histoire, c'est qu'il n'y a que les responsables de l'Agglomération briochine qui s'apprètent à racheter les locaux vides de l'usine de Ploufragan et à leurs verser plusieurs millions d'euros alors qu'ils n'en manquent pas. Il est loin le temps où ces gens traitaient les patrons Merloni de patrons voyous et proposaient de racheter l'usine 1€ symbolique !