le 14 décembre 2016, le tribunal des prud'hommes de Saint Brieuc a rendu son jugement concernant les 375 ex salariés de Chaffoteaux. Certes, il n'a pas retenu la demande exorbitante de 800 euros par dossier demandé par les avocats de Chaffoteaux, mais en les condamnant à verser 30€, il donne raison aux patrons.
C'est absolument injuste car si les ex salariés qui voulaient faire valoir leurs droits au préjudice d'anxiété pour avoir été exposés à l'amiante durant de nombreuses années n'ont pu mené à terme leurs demandes, c'est parce que la loi a réduit les délais pour instruire les dossiers.
De 30 ans il y a quelques années, ce délai est passé à 5. IL n'en demeure pas moins que les risques d'être victimes de maladies liés à l'amiante sont toujours là. D'ailleurs plusieurs ex salariés parmi ces 375 sont touchés.
L'amiante est toujours le plus grand scandale sanitaire qui touche les salariés et on attend toujours un procès qui condamnera les patrons qui ont exposé sciemment leurs salariés.
Malheureusement le jugement de Saint Brieuc, même s'il ne s'est pas prononcé sur le fond, tourne le dos à cette perspective.
jeudi 15 décembre 2016
vendredi 18 novembre 2016
ORIENTATION BUDGETAIRE 2017 : LA RIGUEUR A NOUVEAU A L'ORDRE DU JOUR
La mairie a confirmé que 2017 sera de nouveau une année de rigueur budgétaire. La baisse des dotations de l'Etat qui a fait le choix de privilégier les entreprises à travers le pacte de responsabilité, puis le CICE, entraîne un gros manque à gagner pour les communes.
Pour la 3ème année, la municipalité a choisi de ne plus remplacer systématiquement les départs en retraite et de continuer à baisser de 5% les subventions aux associations.
Pour autant, la majorité municipale considère que les finances de la commune sont bonnes et envisage un investissement de plus de 3 millions d'euros sur 3 ans pour la construction de 2 salles. La première viserait à remplacer la salle du grimolet. La seconde verrait la construction d'un auditorium de 150 à 200 places au sein de l'espace Victor Hugo.
Si la construction d'une nouvelle salle au grimolet ne me choque pas, la construction d'un auditorium ne me paraît pas être une priorité. Des salles de spectacles, il y en a dans chaque commune de l'agglomération et elle sont loin d'être remplies. On a même assisté récemment à l'annulation de certains spectacles faute de réservations suffisantes.
Je me suis donc interrogé sur la pertinence de rajouter une autre salle de spectacle. Si les finances de la mairie sont bonnes, pourquoi ne pas stopper les mesures de rigueur qui s'appliquent au personnel (pour 2017, la masse salariale baissera de 2%) et revenir aux anciens modes de calculs des subventions aux associations ?
Pour la 3ème année, la municipalité a choisi de ne plus remplacer systématiquement les départs en retraite et de continuer à baisser de 5% les subventions aux associations.
Pour autant, la majorité municipale considère que les finances de la commune sont bonnes et envisage un investissement de plus de 3 millions d'euros sur 3 ans pour la construction de 2 salles. La première viserait à remplacer la salle du grimolet. La seconde verrait la construction d'un auditorium de 150 à 200 places au sein de l'espace Victor Hugo.
Si la construction d'une nouvelle salle au grimolet ne me choque pas, la construction d'un auditorium ne me paraît pas être une priorité. Des salles de spectacles, il y en a dans chaque commune de l'agglomération et elle sont loin d'être remplies. On a même assisté récemment à l'annulation de certains spectacles faute de réservations suffisantes.
Je me suis donc interrogé sur la pertinence de rajouter une autre salle de spectacle. Si les finances de la mairie sont bonnes, pourquoi ne pas stopper les mesures de rigueur qui s'appliquent au personnel (pour 2017, la masse salariale baissera de 2%) et revenir aux anciens modes de calculs des subventions aux associations ?
L'ARGENT PUBLIC POUR L'ECOLE PUBLIQUE
Comme chaque année, le conseil municipal doit se prononcer sur une subvention que la mairie verse à l'école privée.
J'ai de nouveau déclaré mon opposition à tout financement public en direction des écoles privées (confessionnelle ou Diwan) en rappelant que si les écoles publiques étaient mieux dotées, les parents qui inscrivent leurs enfants au privé feraient peut-être un autre choix.
J'ai de nouveau déclaré mon opposition à tout financement public en direction des écoles privées (confessionnelle ou Diwan) en rappelant que si les écoles publiques étaient mieux dotées, les parents qui inscrivent leurs enfants au privé feraient peut-être un autre choix.
NON A L'OUVERTURE DES COMMERCES LE DIMANCHE
Lors du conseil municipal du 15 novembre 2016, une demande d'ouverture pour plusieurs dimanches de 2017 d'une grande surface de Ploufragan figurait à l'ordre du jour.
Cette demande s'inscrivait dans l'application de la loi Macron qui permet aux commerces d'ouvrir 12 dimanches par an.
Je me suis opposé à cette demande en rappelant que le travail du dimanche était une vieille revendication patronale et que Macron y avait répondu mais que le point de vue que je voulais faire valoir était celui des salariés pour qui le travail du dimanche est une contrainte supplémentaire et donc une aggravation de leur condition de vie et de travail.
Par ailleurs j'ai fait remarquer que ce que l'on consomme le dimanche n'est pas consommé les autres jours jours de la semaine et qu'enfin selon une étude récente du CREDOC (centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) sur les conséquences de la loi Macron, non seulement l'ouverture des commerces le dimanche ne créerait pas d'emplois mais qu'elle en supprimerait. En effet, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à plusieurs milliers de suppressions d'empois dans l'alimentaire et autres petits commerces. Ce sont ces derniers qui plieraient face aux grandes surfaces et aux grands groupes de la distribution.
Finalement une majorité de conseillers minicipaux ont voté contre cette demande. La grande surface n'ouvrira pas le dimanche l'an prochain.
Cette demande s'inscrivait dans l'application de la loi Macron qui permet aux commerces d'ouvrir 12 dimanches par an.
Je me suis opposé à cette demande en rappelant que le travail du dimanche était une vieille revendication patronale et que Macron y avait répondu mais que le point de vue que je voulais faire valoir était celui des salariés pour qui le travail du dimanche est une contrainte supplémentaire et donc une aggravation de leur condition de vie et de travail.
Par ailleurs j'ai fait remarquer que ce que l'on consomme le dimanche n'est pas consommé les autres jours jours de la semaine et qu'enfin selon une étude récente du CREDOC (centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) sur les conséquences de la loi Macron, non seulement l'ouverture des commerces le dimanche ne créerait pas d'emplois mais qu'elle en supprimerait. En effet, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à plusieurs milliers de suppressions d'empois dans l'alimentaire et autres petits commerces. Ce sont ces derniers qui plieraient face aux grandes surfaces et aux grands groupes de la distribution.
Finalement une majorité de conseillers minicipaux ont voté contre cette demande. La grande surface n'ouvrira pas le dimanche l'an prochain.
vendredi 28 octobre 2016
IMPOTS LOCAUX : AU PROFIT DE QUI ?
En automne, il n'y a pas que les feuilles des arbres qui tombent, c'est aussi la période des impôts locaux. Taxes d'habitation, impôts fonciers, etc... arrivent dans les boites aux lettres.
Depuis des années ces impôts ne cessent d'augmenter. Certes à Ploufragan, la part communale de ces impôts est bloquée depuis plusieurs années, mais ce n'est pas le cas pour les autres collectivités (Agglomération briochine, Conseil départemental). Chacun y va de son augmentation.
On nous explique que les hausses sont inévitables car l'Etat se désengage de plus en plus et réduit d'une façon drastique ses dotations aux différentes collectivités.
C'est incontestablement vrai mais ceux qui se contentent de dire cela ne vont pas au bout du raisonnement.
En effet, si l'Etat a choisi de diminuer ses subventions aux collectivités, c'est pour financer les entreprises et le patronat. Ainsi depuis le début du quinquénnat de Hollande, les baisses d'impôts avec le CICE (crédit impôt compétitivité emplois) et les mesures du pacte de responsabilité censées créer des emplois et faire baisser le chômage ont coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros.
Le patronat a encaissé, les profits n'ont jamais été aussi élevés, les actionnaires sont de plus en plus riches...Et les chômeurs toujours aussi nombreux.
Au final, si les impôts locaux augmentent, c'est aussi parce qu'ils font vase communiquant avec les caisses patronales.
Ce texte est celui paru dans la gazette de Ploufragan de novembre 2016.
Depuis des années ces impôts ne cessent d'augmenter. Certes à Ploufragan, la part communale de ces impôts est bloquée depuis plusieurs années, mais ce n'est pas le cas pour les autres collectivités (Agglomération briochine, Conseil départemental). Chacun y va de son augmentation.
On nous explique que les hausses sont inévitables car l'Etat se désengage de plus en plus et réduit d'une façon drastique ses dotations aux différentes collectivités.
C'est incontestablement vrai mais ceux qui se contentent de dire cela ne vont pas au bout du raisonnement.
En effet, si l'Etat a choisi de diminuer ses subventions aux collectivités, c'est pour financer les entreprises et le patronat. Ainsi depuis le début du quinquénnat de Hollande, les baisses d'impôts avec le CICE (crédit impôt compétitivité emplois) et les mesures du pacte de responsabilité censées créer des emplois et faire baisser le chômage ont coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros.
Le patronat a encaissé, les profits n'ont jamais été aussi élevés, les actionnaires sont de plus en plus riches...Et les chômeurs toujours aussi nombreux.
Au final, si les impôts locaux augmentent, c'est aussi parce qu'ils font vase communiquant avec les caisses patronales.
Ce texte est celui paru dans la gazette de Ploufragan de novembre 2016.
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