vendredi 22 mars 2019

A PROPOS DE L'ETUDE DE MEDIAPILOTE

  Lors du conseil municipal du 12 mars 2019, un représentant de la société en communication Médiapilote est venu présenter les conclusions de son étude sur l'attractivité de la ville de Ploufragan, étude lancée à la demande de la majorité municipale.
  Il ressort des centaines d'entretiens réalisés sur la commune auprès des habitants que celle-ci est marquée par "son fort engagement social et sociétal et que les valeurs de solidarité, générosité et équité sont partagées par le plus grand nombre."
  Je suis intervenu sur les résultats de cette étude en déclarant :
   "n'être pas vraiment surpris par ce constat et que c'était plutôt rassurant de voir que les valeurs de solidarité étaient partagées par une majorité de la population à une période où les valeurs de l'individualisme étaient celles portées par le pouvoir en place, à une période où le pouvoir des communes diminuait au profit des intercommunalité. L'Etat étrangle de plus en plus les communes en leur diminuant des moyens financiers, ce qui rend de plus en plus difficile la satisfaction des besoins de la population.
  Mais une commune ne peut pas tout faire et surtout elle n'échappe pas à un environnement économique toujours marqué par la persistance de la crise économique et son  chômage insupportable.
  C'est pourquoi, pour une véritable amélioration du cadre de vie pour la population travailleuse, il faudrait qu'elle puisse disposer d'un travail et d'un salaire correct.
  La communication ne peut malheureusement suffire à changer cela."

Suite à cette étude, un plan d'actions pour améliorer l'image de marque de la commune sera mis en oeuvre prochainement.

lundi 18 février 2019

LE TEMPS DE TRAVAIL SELON LA COURS DES COMPTES

  Il y a quelques mois, la chambre régionale des comptes s'était penchée sur le fonctionnement de la mairie de Ploufragan et parmi les observations pointées, figurait le temps de travail du personnel jugé insuffisant.
  La municipalité a répondu que la mise en place des 35 heures qui avait été élaborée avec les représentants des salariés en son temps convenait toujours et qu'il n'y avait pas de raison de les remettre en cause, d'autant moins que le gouvernement prévoyait des changements dans le cadre de la future réforme de l'Etat.
  J'ai rappelé que d'une manière générale, les recommandations de la cours régionale des comptes sont toujours orientées. Elles vont dans le sens de la politique du gouvernement. Cette politique vise à réduire le nombre de salariés dans la fonction publique et cette diminution de personnel passe par l'augmentation du temps de travail.
  C'est toujours pareil, les fins limiers de la cours, hauts fonctionnaires eux mêmes, prônent des sacrifices pour les petits mais pas pour eux mêmes. Dans l'actualité, la presse a révélé qu'un ex ministre touchait son salaire de haut fonctionnaire à Bercy et un autre comme président d'un conseil départemental sans être capable de dire où il passait sont temps. Voilà les moeurs de ceux qui traquent soit disant les abus.
  En réalité, la question du temps de travail est mal posée. Quand le chômage continue à culminer à des sommets, que des millions de salariés sont privés d'emplois et de salaires décents, il faudrait plutôt réduire le temps de travail, embaucher et répartir le travail entre tous sans perte de salaire.
  Il n'y a donc aucune raison de vouloir augmenter les temps de travail, ni à Ploufragan, ni ailleurs.

dimanche 6 janvier 2019

LA COLERE SOCIALE S'EXPRIME

  La crise politique et sociale ouverte par le mouvement des gilets jaunes n'est pas prête de s'éteindre. La colère qui s 'exprime depuis plusieurs semaines est profonde. Partie du rejet de la hausse des carburants, c'est maintenant la question du pouvoir d'achat qui s'affirme.
  Les mesurettes de Macron sont insuffisantes pour calmer la population mobilisée. Les 100€ promis aux smicards ne coûteront rien aux employeurs. Le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires, comme sous Sarkozy, permet de ne pas embaucher. Quant à la baisse de la CSG, elle ne concernera que certains retraités. Rien n'a été prévu pour les handicapés et les chômeurs.
  Par contre les riches peuvent dormir tranquille. L'impôt sur la fortune ne sera pas rétabli. Macron a promis qu'il ne touchera pas à leur gâteau. Il va continuer à préserver les intérêts des capitalistes et des milliardaires. Le CICE, ce crédit d'impôt, sensé aider à la création d'emplois et dont les effets sont pourtant jugés nuls, est non seulement maintenu pour 2019 mais doublé. C'est plus de 40 milliards d'euros qui vont atterrir dans les caisses du grand patronat.
  Les gilets jaunes ont raison de s'interroger sur l'endroit où va l'argent des impôts et taxes que l'Etat nous prélève et à quoi il sert. Au regard de la détérioration des services publics, comme dans les hôpitaux ou les écoles, la réponse est toute trouvée. Macron préfère aider la bourgeoisie avec des cadeaux fiscaux, des exonérations diverses, des subventions ou des commandes publiques.
  Il va peut-être continuer de se discréditer mais ne changera pas d'orientation. Face à un pouvoir qui tangue, les travailleurs doivent apporter leurs propres solutions politiques.

Tribune politique parue dans la gazette de Ploufragan de janvier 2019.

lundi 17 décembre 2018

Le RIFSEEP, une prime qui ne remplace pas le salaire

  Le nouveau régime indemnitaire, dit RIFSEEP va s'appliquer à tous les employés de la mairie à partir du 1er février 2019. C'est une obligation légale.
  La commune de Ploufragan versera le même montant aux agents qu'en 2018. Mais ce RIFSEEP comme toutes les primes ne comptera pas pour la retraite. De plus, comme les organisations syndicales l'ont rappelé, le RIFSEEP donne la possibilité d'introduire une part variable dans  la prime ce qui revient à mettre en place un salaire au mérite, donc accroître la division parmi le personnel.
  Rien ne vaut l augmentation générale des salaires.

Vote de la subvention au CCAS

  Lors du dernier conseil municipal du 14 decembre 2018, j'ai voté la subvention de la mairie au CCAS après avoir déclaré " par ces temps de colère sociale je sais que le budget du CCAS ira à l action sociale dans les domaines de la petite enfance, de la famille et des personnes âgées. Il est important d'affirmer notre solidarité vis à vis des personnes les plus fragiles, ceux que cette société injuste rejette de plus en plus dans la misère. C'est pourquoi je rejette l'idée que certains programmes du CCAS servent à l'assistanat. Ceux qui utilisent ce vocabulaire s'en prennent toujours aux pauvres. Les vrais assistés, ce sont les capitalistes, les bourgeois que l'État arrose en permanence via divers cadeaux.
  La solidarité sociale fait parti de mes valeurs et je sais que le budget du CCAS sera bien employé au service de programmes sociaux. C'est pourquoi je voterai la subvention de 970 000€ pour 2019."