mercredi 19 octobre 2011

CHAFFOTEAUX CONDAMNE POUR L'AMIANTE

   Le tribunal des prud'hommes de St Brieuc a condamné l'entreprise Chaffoteaux à verser des primes variant entre 4000 et 8000€ à 41 ex salariés, au titre du préjudice d'anxiété lié à l'amiante.
   Le jugement du tribunal des prud'hommes s'est appuyé sur une décision de la cour de cassation de mai 2010 qui reconnaît aux salariés ayant travaillé dans une entreprise reconnue par l'Etat comme ayant utilisé de l'amiante et qui doivent subir des contrôles médicaux réguliers auprès de la Sécurité Sociale, un préjudice lié à l'anxiété générée par l'attente des contrôles médicaux qui pourraient révéler la maladie.
   Cette condamnation des patrons pourrait faire jurisprudence et permettre à des milliers de salariés exposés à l'amiante une indemnisation. C'est quelque part  reconnaître que l'amiante est un poison qui a provoqué le décès de centaines de salariés depuis des années et en provoquera encore malheureusement.
   L'application de ce préjudice d'anxiété pourrait donner des idées à beaucoup d'autres salariés. A suivre.

mercredi 5 octobre 2011

LES EMPLOYES DU CREDIT MUTUEL EN GREVE POUR LES SALAIRES

   Depuis le 27 septembre 2011, les salariés du crédit mutuel Bretagne sont en grève pour une augmentation de salaire de 150€. Plusieurs agences sont fermées, dont celle de Ploufragan et le personnel gréviste manifeste tous les jours contre la direction de la banque. C'est cette même direction qui a mis le feu au poudre. Les principaux dirigeants se sont octroyés des augmentations de 30 à 50% ces dernières années. Pour les six plus hauts responsables, la dernière augmentation atteint les 79%. De plus, la direction de la banque qui a enregistré ces dernières années de confortables bénéfices vient de créer une société des cadres dirigeants (SCD) qui permettrait à plus d'une centaine de hauts cadres d'échapper à tout contrôle, pouvant s'octroyer en toute opacité de substantielles hausses de rémunérations et autres avantages.
   Les employés du crédit mutuel ne l'entendent pas de cette oreille et reconduisent la grève quotidiennement depuis huit jours.
   La direction s'abrite dernière l'origine mutualiste de la banque pour refuser d'augmenter les salaires des employés. Les grévistes ne sont pas dupes. Ils n'entendent pas se contenter des miettes proposées et ils ont raison.
   L'augmentation générale des salaires pour tous les travailleurs est à l'ordre du jour. Les employés de banque du crédit mutuel montrent la voie. Quand les prix montent, les salaires doivent suivre...Pas seulement pour les hauts cadres.

mardi 20 septembre 2011

MOTION EN FAVEUR DU MAINTIEN DES AIDES EUROPEENNES POUR LES ASSOCIATIONS CARITATIVES

   Lors du conseil municipal du 13 septembre 2011, j'ai voté une motion présentée par la municipalité dénonçant les réductions d'aides européennes destinées aux plus pauvres, notamment les excédents agricoles. En effet, un des rares programmes de l'Union Européennes qui bénéficiaient aux populations les plus pauvres via les associations caritatives, tels les restos du coeur ou le secours populaire, est en passe d'être réduit d'une façon drastique, voir carrément supprimé.
   Sous prétexte de la fin des excédents agricoles, le programme d'aide aux plus pauvres devrait baisser des 3/4 dès l'an prochain. Ce programme permettait de servir des repas à plus de 13 millions de personnes en Europe.
   La disparition de ce programme amputerait du 1/4 voire du tiers le budget des associations caritatives.
   Les dirigeants Européens prélèvent sur les miettes destinées aux plus déshérités pour le donner à fond perdu aux banquiers qui s'en servent pour spéculer. Quel scandale !

jeudi 8 septembre 2011

LA RENTREE : LE MONDE DU TRAVAIL NE DOIT PAS PAYER LA CRISE DU CAPITALISME

   C'est la rentrée ! Durant l'été la situation des classes populaires s'est dégradée : Hausse pour le 3ème mois consécutif du chômage, les jeunes et les plus de 50 ans sont les plus touchés, mise en place de l'allongement de la durée de cotisation retraite et fin de la retraite à 60 ans depuis le 1er juillet 2011, augmentation du nombre de familles n'ayant pu prendre des vacances, confirmée par les chiffres de l'INSEE avec l'augmentation de la pauvreté.
   A l'inverse, la situation des 10% des familles les plus riches s'est améliorée : Bénéfices en hausse pour les grandes entreprises et dividendes record pour les actionnaires. Ce n'est donc pas la crise pour tout le monde.
  Pourtant le nouveau plan de rigueur présenté fin août par le docteur Fillon sera essentiellement supporté par les classes laborieuses. Quand il prétend que les riches seront mis aussi à contribution, sa potion d'austérité montre que les taxes supplémentaires sur les sodas et le tabac rapporteront 6 fois plus au budget que la contribution exceptionnelle des plus riches qui par ailleurs paient souvent moins d'impôts que l'épicerie du coin.
   Oui, il y a une dette de l'Etat, mais ce n'est pas celle des travailleurs. Le gouvernement ne s'est pas endetté parce qu'il a fait des cadeaux aux salariés, aux retraités ou aux chômeurs mais aux plus riches.
   Ce n'est donc pas aux classes populaires de payer la note.


Tribune pour " la gazette de Ploufragan"

mercredi 3 août 2011

ALGUES VERTES : LA TERRE ET L'EAU MALADES DU CAPITALISME

   L'analyse portant sur 6 des 36 sangliers retrouvés morts vers Morieux révèle que pour 5 d'entre eux, il y a une forte concentration d'hydrogène sulfurée.
   Il y a donc de fortes probabilités que ces sangliers soient morts à cause de la présence des algues vertes en putréfaction présentes au fond de la baie de Saint Brieuc.
   La prolifération des algues vertes sur les côtes n'est pas nouvelle mais il est aujourd'hui avéré qu'elle est directement liée aux nitrates contenus dans les eaux des rivières qui se jettent ensuite en mer.
   L'aggravation de la pollution des eaux est indéniable, comme il est indéniable que cette pollution est liée aux développement des élevages intensifs de porc et de volailles.
   Mais les responsabilités ne sont pas seulement celles des agriculteurs, elles sont également celles des industriels de l'agroalimentaire, des trusts de la chimie qui fabriquent engrais, pesticides ou aliments pour le bétail et la volaille et les imposent aux agriculteurs.
   La société capitaliste montre tous les jours qu'elle associe le développement industriel à la destruction de la nature et de l'environnement, et ce très souvent au détriment de la santé publique.
    S'en prendre aux racines du mal, c'est remettre en cause le fonctionnement même du système qui affame une partie de la planète, sans toujours donner aux producteurs les moyens de vivre correctement de leur travail.