La loi travail ou loi El Khomri qui a mis des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes dans la rue est une tentative de remise en cause générale des droits des salariés.
Elle vise tous les travailleurs, ouvriers, employés et même les cadres , en CDI ou intérimaires.
Les horaires de travail pourraient passer à 12 heures par jour, les heures supplémentaires ne seraient plus majorées qu'10%. Quant aux licenciements, une simple baisse du chiffre d'affaires pourrait servir de prétexte à supprimer des emplois.
Le patronat prétend que, pour pouvoir embaucher, il faut pouvoir licencier plus facilement. C'est absurde et faux. Aucune des facilités accordées aux patrons pour licencier- et elles sont nombreuses- n'a débouché sur la création d'emplois.
En vérité le patronat voudrait profiter de la situation de crise économique pour se débarrasser des limitations que les travailleurs-par leurs luttes- lui avaient imposées. Et il a trouvé dans le gouvernement Hollande des serviteurs dociles.
Cette loi est dans le prolongement de la ligne politique anti-ouvrière qu'à adoptée Hollande depuis son arrivée au pouvoir.
Le monde capitaliste est prêt à ramener la société 100 ans en arrière pour sauvegarder ses profits.
Les travailleurs et la jeunesse ne l'entendent pas ainsi. Ils ont raison. Cette loi doit disparaître.
Tribune de Martial COLLET dans la gazette de Ploufragan, numéro de mai 2016.
mercredi 27 avril 2016
mardi 8 mars 2016
L'AGGLOMERATION VOTE UNE FORTE AUGMENTATION DE LA TAXE SUR LES ORDURES MENAGERES
" Il faut bien trouver des recettes pour compenser les baisses de dotations de l'Etat" : Voilà comment les responsables de l'Agglomération Briochine ont justifié l'augmentation de 5% sur la taxe sur les ordures ménagères lors du vote du budget 2016.
C'est absolument scandaleux car la taxe sur les ordures ménagères est payée en très grande majorité par les familles et les ménages. Les entreprises échappent en grande partie à cet impôts.
L'Etat consacre une grande partie de son budget à aider les entreprises sous prétexte d'aider à la création d'emplois. Aux vues des résultats des chiffres du chômage, cette politique de cadeaux au patronat ne sert qu'à améliorer la trésorerie des entreprises, les profits, voire les revenus de quelques hauts cadres. Une partie des ressources de l'Etat qui servait aux collectivités est donc détournée au profit des capitalistes petits et grands. Les collectivités s'en accommodent et font payer à leur tour la population. Finalement, chacun se partage les rôles et ça s'appelle la démocratie !
C'est absolument scandaleux car la taxe sur les ordures ménagères est payée en très grande majorité par les familles et les ménages. Les entreprises échappent en grande partie à cet impôts.
L'Etat consacre une grande partie de son budget à aider les entreprises sous prétexte d'aider à la création d'emplois. Aux vues des résultats des chiffres du chômage, cette politique de cadeaux au patronat ne sert qu'à améliorer la trésorerie des entreprises, les profits, voire les revenus de quelques hauts cadres. Une partie des ressources de l'Etat qui servait aux collectivités est donc détournée au profit des capitalistes petits et grands. Les collectivités s'en accommodent et font payer à leur tour la population. Finalement, chacun se partage les rôles et ça s'appelle la démocratie !
vendredi 19 février 2016
LA CRISE AGRICOLE S'INVITE AU CONSEIL MUNICIPAL
Lors du conseil municipal du 9 février 2016, une motion de soutien aux agriculteurs a été proposée au vote.
Cette motion décrivait à juste titre les conséquences dramatiques pour de nombreux agriculteurs que la crise actuelle provoque mais elle n'évoquait pas les véritables responsables de cette crise, à savoir les grands groupes de la distribution, ni les grands groupes de l'agroalimentaire, tels Cooperl ou Bigard. C'est pourtant ces groupes capitalistes qui captent les marges et imposent aux agriculteurs des prix toujours plus bas, inférieur aux coûts de production, pouvant les conduire à la faillite et à la ruine.
Jusqu'à ce jour, personne ne répond à la revendication de la revalorisation des prix comme le demande de nombreux agriculteurs. Le gouvernement parle de baisse des charges mais cela ne profitera qu'aux plus riches, ceux qui ont de nombreux salariés agricoles.
La colère paysanne est légitime c'est pourquoi manifester sa solidarité est compréhensible mais il ne faut pas occulter ceux qui provoquent les crises.
Cette motion décrivait à juste titre les conséquences dramatiques pour de nombreux agriculteurs que la crise actuelle provoque mais elle n'évoquait pas les véritables responsables de cette crise, à savoir les grands groupes de la distribution, ni les grands groupes de l'agroalimentaire, tels Cooperl ou Bigard. C'est pourtant ces groupes capitalistes qui captent les marges et imposent aux agriculteurs des prix toujours plus bas, inférieur aux coûts de production, pouvant les conduire à la faillite et à la ruine.
Jusqu'à ce jour, personne ne répond à la revendication de la revalorisation des prix comme le demande de nombreux agriculteurs. Le gouvernement parle de baisse des charges mais cela ne profitera qu'aux plus riches, ceux qui ont de nombreux salariés agricoles.
La colère paysanne est légitime c'est pourquoi manifester sa solidarité est compréhensible mais il ne faut pas occulter ceux qui provoquent les crises.
jeudi 14 janvier 2016
LUTTE OUVRIERE A VOTRE RENCONTRE
Samedi 16 janvier 2016, les militants de LUTTE OUVRIERE seront présents à PLOUFRAGAN sur la place du marché de 10h à midi afin d'y présenter leur programme et leurs idées.
Pour les travailleurs et les chômeurs, il faut déclarer l'état d'urgence contre la politique patronale de Hollande !
Pour les travailleurs et les chômeurs, il faut déclarer l'état d'urgence contre la politique patronale de Hollande !
dimanche 6 décembre 2015
AUSTERITE BUDGETAIRE
Le conseil municipal s'est réuni le 4 décembre 2015 pour le vote du budget municipal.
En 1ère partie, il y avait un vote sur la subvention accordée au CCAS (comité communal d'action sociale). J'ai voté pour cette subvention de 970 000€ après avoir déclaré :
"Bien qu' elle soit en baisse pour la 2ème année (-3.8%), ce qui est regrettable compte tenu des demandes de plus en plus élevées dans la commune de la part d'une fraction de la population dont l'état d'urgence de misère et de pauvreté est son lot quotidien car la crise est loin d'être finie, je vote pour la subvention communale au CCAS."
Concernant le budget de la commune, dit budget primitif, je me suis abstenu, comme l'an passé. J'ai expliqué mon vote :
"Sur le plan de la fiscalité locale, j'ai bien noté que les taux communaux des impôts locaux ne bougeront pas cette année. Tant mieux !
Pour autant, les impôts augmenteront quand même et même plus que le coût de la vie, puisque les barèmes retenus par l'Etat sont supérieurs à l'inflation. De plus, on ne connaît pas ce que feront les autres collectivités comme l'Agglomération briochine ou le Département. Et n'oublions pas l'augmentation des taxes sur les carburants qui vont intervenir début janvier 2016. Ainsi tout cela mis bout à bout, qu'on ne nous dise pas comme le fait le gouvernement que les impôts n'augmenteront pas l'an prochain. C'est un mensonge et pour beaucoup de personnes, cela se traduira par une nouvelle baisse du pouvoir d'achat."
"Plus que jamais, les budgets des collectivités sont sous la pression des coupes budgétaires décidées par l'Etat.
Ces restrictions budgétaires étranglent de plus en plus de collectivités, les municipalités n'y échappent pas et les privent de moyens d'intervention envers la population.
Mais cette austérité ne s'applique ni au patronat, ni aux financiers, ni aux marchands de canons. Et je profite de cette discussion pour rappeler mon opposition aux guerres menées par ce gouvernement, guerres pour lesquelles les budgets sont illimités.
Les groupes capitalistes continuent de piller les finances publiques avec comme conséquence l'enrichissement de leurs actionnaires. Les crédits d'impôts et autres subventions accordées généreusement n'ont aucun impact sur l'emploi. D'ailleurs, les mêmes qui empochent ne se gênent pas pour licencier. Regardez les derniers chiffres du chômage !
Avec cette crise, les inégalités sociales se creusent et une fraction toujours plus importante de la population connaît la précarité. On le voit bien ici, à Ploufragan !
C'est dans ce contexte que se détermine le budget municipal. L'austérité et les restrictions sont à l'ordre du jour avec un manque à gagner de 600 000€ de dotations de l'Etat. Je compare cette somme avec la subvention accordée au CCAS. On voit tout ce qui serait possible de faire si l'Etat avait versé cette somme. Mais cela veut dire des embauches gelées, des départs non remplacés et je dit une nouvelle fois mon désaccord avec la baisse des crédits aux associations. Leur utilité ne se conteste pas et je trouve dommage de baisser leurs moyens.
Certes, la commune fait de gros efforts en matière de constructions de logements sociaux, sachant que le logement est un élément important du cadre de vie, mais la construction de logements devraient être prises intégralement par l'Etat.
Parce que je n'approuve pas l'austérité budgétaire, tout en reconnaissant que la municipalité consacre l'essentiel de son budget à des choses utiles à la population et aux personnels qui font fonctionner les services, je vais m'abstenir sur le budget 2016."
En 1ère partie, il y avait un vote sur la subvention accordée au CCAS (comité communal d'action sociale). J'ai voté pour cette subvention de 970 000€ après avoir déclaré :
"Bien qu' elle soit en baisse pour la 2ème année (-3.8%), ce qui est regrettable compte tenu des demandes de plus en plus élevées dans la commune de la part d'une fraction de la population dont l'état d'urgence de misère et de pauvreté est son lot quotidien car la crise est loin d'être finie, je vote pour la subvention communale au CCAS."
Concernant le budget de la commune, dit budget primitif, je me suis abstenu, comme l'an passé. J'ai expliqué mon vote :
"Sur le plan de la fiscalité locale, j'ai bien noté que les taux communaux des impôts locaux ne bougeront pas cette année. Tant mieux !
Pour autant, les impôts augmenteront quand même et même plus que le coût de la vie, puisque les barèmes retenus par l'Etat sont supérieurs à l'inflation. De plus, on ne connaît pas ce que feront les autres collectivités comme l'Agglomération briochine ou le Département. Et n'oublions pas l'augmentation des taxes sur les carburants qui vont intervenir début janvier 2016. Ainsi tout cela mis bout à bout, qu'on ne nous dise pas comme le fait le gouvernement que les impôts n'augmenteront pas l'an prochain. C'est un mensonge et pour beaucoup de personnes, cela se traduira par une nouvelle baisse du pouvoir d'achat."
"Plus que jamais, les budgets des collectivités sont sous la pression des coupes budgétaires décidées par l'Etat.
Ces restrictions budgétaires étranglent de plus en plus de collectivités, les municipalités n'y échappent pas et les privent de moyens d'intervention envers la population.
Mais cette austérité ne s'applique ni au patronat, ni aux financiers, ni aux marchands de canons. Et je profite de cette discussion pour rappeler mon opposition aux guerres menées par ce gouvernement, guerres pour lesquelles les budgets sont illimités.
Les groupes capitalistes continuent de piller les finances publiques avec comme conséquence l'enrichissement de leurs actionnaires. Les crédits d'impôts et autres subventions accordées généreusement n'ont aucun impact sur l'emploi. D'ailleurs, les mêmes qui empochent ne se gênent pas pour licencier. Regardez les derniers chiffres du chômage !
Avec cette crise, les inégalités sociales se creusent et une fraction toujours plus importante de la population connaît la précarité. On le voit bien ici, à Ploufragan !
C'est dans ce contexte que se détermine le budget municipal. L'austérité et les restrictions sont à l'ordre du jour avec un manque à gagner de 600 000€ de dotations de l'Etat. Je compare cette somme avec la subvention accordée au CCAS. On voit tout ce qui serait possible de faire si l'Etat avait versé cette somme. Mais cela veut dire des embauches gelées, des départs non remplacés et je dit une nouvelle fois mon désaccord avec la baisse des crédits aux associations. Leur utilité ne se conteste pas et je trouve dommage de baisser leurs moyens.
Certes, la commune fait de gros efforts en matière de constructions de logements sociaux, sachant que le logement est un élément important du cadre de vie, mais la construction de logements devraient être prises intégralement par l'Etat.
Parce que je n'approuve pas l'austérité budgétaire, tout en reconnaissant que la municipalité consacre l'essentiel de son budget à des choses utiles à la population et aux personnels qui font fonctionner les services, je vais m'abstenir sur le budget 2016."
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