Depuis le début du confinement, le manque de masques de protection se fait cruellement sentir, y compris parmi le personnel soignant et les salariés qui doivent aller travailler. Pour y faire face, c'est la débrouille. Les journaux publient des patrons pour faire des masques soi-même à la maison.
Du coté du gouvernement, il y a eu beaucoup de promesses, de communication mais point de masque en nombre suffisant. La responsabilité du pouvoir est énorme dans cette affaire. Pour des raisons d'économie, il a refusé de reconstituer le stock d'Etat et s'est donc retrouvé démuni au début de l'épidémie.
La pénurie de masques a mis en évidence que la très grande majorité était produite en Chine et dans des pays où la main d'oeuvre est la moins chère.
A Plaintel, il existait une usine de masques, l'entreprise Giffard. Elle avait une capacité de 20 millions de masques par mois. Devenue Spérian puis Honeywell au gré des changements d'actionnaires, cette usine a multiplié les plans de restructuration et de licenciements avant de fermer purement et simplement en 2018. Les actionnaires ont préféré faire produire en Tunisie, car c'était de leur point de vue plus rentable.
Que les chaînes de production aient été financées par l'argent public avant d'être envoyées à la casse chez un ferrailleur n'a pas ému grand monde à l'époque. Pas plus que les travailleurs licenciés lors des plans de suppressions d'emplois successifs.
Alors quand la grande majorité du personnel politique local monte aujourd'hui au créneau pour réclamer la réouverture de cette usine, quand on voit qu'un ex secrétaire d'Etat aujourd'hui consultant est missionné pour explorer la faisabilité d'un nouveau projet de fabrication de masques, cela ressemble beaucoup plus à du tapage médiatique qu'à autre chose.
Certes, une usine de masque située à proximité des besoins est certainement nécessaire mais laisser croire qu'une entreprise capitaliste va de nouveau s'installer à Plaintel pour résoudre les problèmes sanitaires pour l'avenir, c'est comme demander du lait à un bouc et ne tirer aucune leçon de la crise sanitaire que nous vivons actuellement.
Le virus du profit est plus dangereux que le coronavirus !
dimanche 12 avril 2020
vendredi 20 mars 2020
ELECTION MUNICIPALE, CRISE SANITAIRE ET SYSTEME EN FAILLITE
Je remercie les 260 électeurs qui ont voté pour notre liste "Lutte Ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs" à l'élection municipale. Cela a permis d'obtenir un élu et je vais continuer à siéger pendant les 6 prochaines années au sein du conseil municipal de Ploufragan.
Avec 8.37% des voix notre score reste modeste mais il témoigne de la présence d'un courant politique radicalement opposé au système capitaliste, à la domination d'une minorité bourgeoise sur l'ensemble de la société et qui est convaincu qu'il faudra le renverser.
La société ne peut éviter la plongée dans la barbarie en continuant à être guidée par la course aux profits des plus riches qui s'opposent aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.
L'épidémie du coronavirus met en lumière les ravage de l'organisation capitaliste de la société.
Le gouvernement a déclaré que la santé devait passer avant tout le reste mais la rentabilité et les multiples plans d'économies imposés au système hospitalier depuis de nombreuses années ont fini par l'asphyxier. C'est la santé des profits et des banquiers qu'il a fait passer avant tout le reste.
Les tenants du pouvoir ont montré leur incapacité à anticiper et à gérer la crise en amont alors que cela faisait des mois que le personnel hospitalier tirait la sonnette d'alarme.
La crise boursière découlant de l'agitation spéculative des groupes financiers est une menace encore plus grande que le coronavirus.
Le plan d'urgence promis au monde économique vise à répondre aux besoins des classes dominantes aux mépris des besoins des classes populaires et des travailleurs. Et il traduit la faillite du système économique et social actuel.
Avec 8.37% des voix notre score reste modeste mais il témoigne de la présence d'un courant politique radicalement opposé au système capitaliste, à la domination d'une minorité bourgeoise sur l'ensemble de la société et qui est convaincu qu'il faudra le renverser.
La société ne peut éviter la plongée dans la barbarie en continuant à être guidée par la course aux profits des plus riches qui s'opposent aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.
L'épidémie du coronavirus met en lumière les ravage de l'organisation capitaliste de la société.
Le gouvernement a déclaré que la santé devait passer avant tout le reste mais la rentabilité et les multiples plans d'économies imposés au système hospitalier depuis de nombreuses années ont fini par l'asphyxier. C'est la santé des profits et des banquiers qu'il a fait passer avant tout le reste.
Les tenants du pouvoir ont montré leur incapacité à anticiper et à gérer la crise en amont alors que cela faisait des mois que le personnel hospitalier tirait la sonnette d'alarme.
La crise boursière découlant de l'agitation spéculative des groupes financiers est une menace encore plus grande que le coronavirus.
Le plan d'urgence promis au monde économique vise à répondre aux besoins des classes dominantes aux mépris des besoins des classes populaires et des travailleurs. Et il traduit la faillite du système économique et social actuel.
Libellés :
ACTUALITE POLITIQUE
lundi 27 janvier 2020
ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : UNE LISTE LUTTE OUVRIERE à PLOUFRAGAN
LUTTE OUVRIERE présentera une liste aux prochaines élections municipales du 15 mars 2020 à PLOUFRAGAN.
Je conduirai cette liste de 33 candidates et candidats. Toutes et tous sont issus du monde du travail, actifs, chômeurs ou retraités. Elle sera intitulée : LUTTE OUVRIERE-FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS.
Je conduirai cette liste de 33 candidates et candidats. Toutes et tous sont issus du monde du travail, actifs, chômeurs ou retraités. Elle sera intitulée : LUTTE OUVRIERE-FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS.
La crise sociale actuelle marquée par la lutte contre la réforme des retraites qui vise à faire travailler plus longtemps pour toucher des pensions moindre a mis en évidence les deux camps qui s'opposent dans la société.
D'un côté, Macron et son gouvernement qui mettent toutes leurs décisions politiques au service de la grande bourgeoisie, du grand capital et de la finance. Ce sont eux qui décident vraiment. La réforme des retraites a été voulue par le patronat. Les choix gouvernementaux creusent les inégalités sociales, aggravent la pauvreté, dépouillent les services publics et permettent aux plus riches de l'être toujours plus.
De l'autre, le monde du travail qui se mobilise par la grève et les manifestations contre le vol d'une partie de leurs revenus de salariés et de retraités. La colère sociale qui s'exprime va au delà de la contestation d'une réforme injuste. Elle indique un rejet du système capitaliste toujours plus inégalitaire.
La liste LUTTE OUVRIERE veut incarner cette révolte sociale. Elle affirme qu'on ne peut pas résoudre les grands problèmes auxquels le monde du travail est confronté (Emplois, salaires, logement, santé, éducation) dans les municipalités. On ne peut pas s'en sortir si on ne touche pas au profit. Cela veut dire qu'il faut remettre en cause le capitalisme et l'exploitation sociale.
Les communes n'ont pas les moyens de changer la vie de la population laborieuse. Leurs budgets sont encadrés par la politique de l'Etat et beaucoup sont étranglées financièrement.
Pour autant, nous pensons qu'une mairie au service des travailleurs, c'est possible. Mettre tous ses moyens pour renforcer le camp des travailleurs, c'est possible.
C'est ce que la liste LUTTE OUVRIERE défendra au cours de cette campagne avec l'idée d'envoyer des élus au prochain conseil municipal de PLOUFRAGAN. Ceux ci s'engageront à être les yeux et les oreilles des classes laborieuses s'ils sont élus.
lundi 6 janvier 2020
MES MEILLEURS VOEUX
Si nous ne voulons pas nous retrouver avec un nouveau report de l'âge de la retraite et des pensions réduites, il va falloir agir comme au début décembre en faisant grève et en montrant quelle force représente le monde du travail lorsqu'il se mobilise.
Il y a 30 ans, avoir un emploi, cela voulait dire avoir un CDI à plein temps. La retraite était à 60 ans à taux plein avec 37.5 années de cotisations.
Aujourd'hui, Macron et son gouvernement expliquent que ce n'est plus possible parce qu'il n'y a plus d'argent pour payer les retraités.
Plus d'argent ? Mais de qui se moque-t'on ? En 30 ans, les grandes fortunes ont décuplé. Les profits des entreprises ont explosé. Les millionnaires sont de plus en plus nombreux.
Puisqu'on nous parle de privilèges, regardons du côté des riches, de ceux qui vivent du travail des autres en gardant les bras croisés. Les rémunérations de patrons du CAC 40, les entreprises les plus riches du pays, ont augmenté de 12% en 1 an, ce qui fait une moyenne de près de 6 millions d'euros par PDG et par an.
Quel travailleur, quel retraité a connu une telle revalorisation de sa paie ?
Alors, c'est à ces privilégiés qu'il faut demander des comptes, c'est aux actionnaires gavés qu'il faut présenter la note. L'argent ne manque pas dans les poches du patronat !
Il faudra contraindre le gouvernement à remballer son projet pourri de retraite et contraindre la bourgeoisie à payer. C'est eux ou nous. Le camp des travailleurs doit relever la tête. Le vent de révolte qui soufflait l'an passé avec les gilets jaunes n'est pas retombé. Il doit aujourd'hui s'amplifier.
Voilà tous mes voeux pour la nouvelle année.
Texte paru dans la gazette de Ploufragan, datée de janvier 2020
samedi 14 décembre 2019
BUDGET MUNICIPAL 2020 : LE DERNIER DE LA MANDATURE
Je me suis abstenu sur le budget municipal, comme les autres années. Ce budget tournera autour de 21.5 millions d'euros. La ville est peu endettée et a entrepris de nombreux investissements qui vont se poursuivre, comme la nouvelle salle de l'auditorium.
J'ai expliqué mon vote comme ceci :
"Il y a un an, on discutait du budget de la commune en pleine révolte des "gilets jaunes". La colère sociale contre la politique de Macron et son gouvernement n'est pas retombée car aujourd'hui c'est contre la réforme des retraites qui vise à faire travailler plus longtemps pour des pensions moindre, que les salariés sont mobilisés. C'est dans ce contexte qu'a lieu le vote du budget.
Dans les 2 cas, c'est la question de la justice sociale qui est posée. Une fraction toujours plus importante de la population laborieuse est touchée par la régression sociale, le chômage, les bas salaires et la misère. C'est de plus en plus insupportable alors que dans le même temps où le gouvernement assène des coups les plus durs sur les jeunes en diminuant les APL, en diminuant les allocations aux chômeurs, il multiplie les cadeaux à ses amis banquiers et les actionnaires. Pour 2020, il est prévu de baisser de 11 milliards d'euros l'impôts sur les sociétés. Il est prévu d'alléger les cotisations patronales et de pérenniser le CICE pour 52 milliards. Les riches et les puissants seront donc de plus en plus riches.
Cet argent que l'Etat dilapide en cadeau aux entreprises et au patronat va manquer pour faire fonctionner correctement les services publics. Alors que la situation dans les hôpitaux est catastrophique faute de moyens suffisants, le gouvernement continue sa pression budgétaire.
Cette pression s'applique aussi aux collectivités et donc aux communes dont les plus petites sont de plus en plus étranglées financièrement. Etranglée, car il leur est demandé de faire toujours plus, y compris de remplir des tâches qui relevaient auparavant des services de l'Etat, le tous sans réelle compensation financière.
Dans ce contexte, maintenir des services à la population de qualité est un exercice périlleux. Le budget de la commune de Ploufragan pour 2020 est dans la continuité des précédents. Il vise à répondre aux besoins du plus grand nombre et le mieux possible. Une commune ne peut pas à elle seule éradiquer le chômage et la misère mais elle peut se placer du point de vue des intérêts généraux de la population laborieuse. Le budget de la commune doit donc servir en priorité à contribuer à l'amélioration de la vie de l'immense majorité de la population. Les attentes sont nombreuses."
J'ai expliqué mon vote comme ceci :
"Il y a un an, on discutait du budget de la commune en pleine révolte des "gilets jaunes". La colère sociale contre la politique de Macron et son gouvernement n'est pas retombée car aujourd'hui c'est contre la réforme des retraites qui vise à faire travailler plus longtemps pour des pensions moindre, que les salariés sont mobilisés. C'est dans ce contexte qu'a lieu le vote du budget.
Dans les 2 cas, c'est la question de la justice sociale qui est posée. Une fraction toujours plus importante de la population laborieuse est touchée par la régression sociale, le chômage, les bas salaires et la misère. C'est de plus en plus insupportable alors que dans le même temps où le gouvernement assène des coups les plus durs sur les jeunes en diminuant les APL, en diminuant les allocations aux chômeurs, il multiplie les cadeaux à ses amis banquiers et les actionnaires. Pour 2020, il est prévu de baisser de 11 milliards d'euros l'impôts sur les sociétés. Il est prévu d'alléger les cotisations patronales et de pérenniser le CICE pour 52 milliards. Les riches et les puissants seront donc de plus en plus riches.
Cet argent que l'Etat dilapide en cadeau aux entreprises et au patronat va manquer pour faire fonctionner correctement les services publics. Alors que la situation dans les hôpitaux est catastrophique faute de moyens suffisants, le gouvernement continue sa pression budgétaire.
Cette pression s'applique aussi aux collectivités et donc aux communes dont les plus petites sont de plus en plus étranglées financièrement. Etranglée, car il leur est demandé de faire toujours plus, y compris de remplir des tâches qui relevaient auparavant des services de l'Etat, le tous sans réelle compensation financière.
Dans ce contexte, maintenir des services à la population de qualité est un exercice périlleux. Le budget de la commune de Ploufragan pour 2020 est dans la continuité des précédents. Il vise à répondre aux besoins du plus grand nombre et le mieux possible. Une commune ne peut pas à elle seule éradiquer le chômage et la misère mais elle peut se placer du point de vue des intérêts généraux de la population laborieuse. Le budget de la commune doit donc servir en priorité à contribuer à l'amélioration de la vie de l'immense majorité de la population. Les attentes sont nombreuses."
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