mercredi 11 décembre 2024

VOTE DE LA SUBVENTION MUNICIPALE AU CCAS (Centre d'actions communales)

    Lors de la séance du conseil municipal du 10 décembre 2024, la municipalité a proposé de verser une subvention de 970 000 euros pour le Centre d'actions communales, le CCAS.

    J'ai voté pour cette subvention après avoir déclaré :" Nous vivons dans un pays riche et pourtant, il y a des millions de pauvres. D'après un article du journal Le Télegramme des jours derniers, 367 000 personnes vivraient sous le seuil de pauvreté en Bretagne. Toujours selon cette étude, 12% de la population de Ploufragan serait dans cette situation. Cela veut dire que se nourrir, se loger et se chauffer sont des préoccupations de tous les instants pour ces familles, pour ces hommes, ces femmes et leurs enfants. C'est insupportable.

  Les actions du CCAS serviront à agir au quotidien et à venir en aides aux différentes populations de la commune et notamment les plus vulnérables.

  Evidemment, le CCAS ne peut pas tout mais les actions seront utiles, c'est pourquoi je vais voter cette subvention."

vendredi 15 novembre 2024

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2025

   Lors du conseil municipal du 12 novembre 2024, un débat a eu lieu sur les orientations budgétaires de la commune de Ploufragan pour 2025.

  Voici ma déclaration : 

    " L'an dernier, à l'occasion de la discussion sur les orientations budgétaires, on parlait d'incertitudes économiques avec la persistance de l'inflation et l'explosion de certains coûts, comme ceux de l'énergie.

   Cette année, les incertitudes économiques sont plus nombreuses. La crise s'est approfondie et on est proche de la récession. La multiplication des plans de licenciements, le retour du chômage de masse et ce que cela veut dire comme difficultés supplémentaires pour de nombreuses familles ouvrières, s'est ajoutée, l'incertitude politique avec la crise entamée avec la dissolution de l'assemblée nationale.

  Il ne faut pas non plus oublier la persistance de nombreuses guerre qui déciment de trop nombreuses populations, et les conséquences désastreuses de la crise climatique comme en témoigne ce qui vient de se passer en Espagne.

   On est bien entré dans une nouvelle période de turbulence grave de menaces, mais c'est ça le capitalisme.

   Le nouveau gouvernement Barnier entend réduire les déficit publics et va imposer une cure d'austérité à la population laborieuse et aux collectivités. La propagande gouvernementale sur la nécessité de "redresser les comptes publics" tourne à fond.

   Mais si dette, il y a, alors, où est passé l'argent de l'Etat ?

   Pas dans les poches des travailleurs, ni celles des retraités. Ca c'est sûr !

   Depuis trop longtemps, les caisses de l'Etat servent à alimenter les entreprises privées. Une récente étude universitaire estime que le montant annuel des aides versées aux entreprises s'élèverait à 200 milliards d'euros.

  Selon une autre étude, celle fournie par la chambre des métiers et de l'artisanat, il existe plus de 2000 aides financières publiques à destination du patronat.

  Si ce n'est pas de l'assistanat, ça y ressemble beaucoup, d'autant que ces aides alimentent les profits et les dividendes versés aux actionnaires.

  Pas étonnant que pour tous ceux qui ont de l'argent et vivent du travail des autres, la vie est belle et le soleil brille bien haut.

  Les milliardaires sont plus nombreux qu'il y a 10 ans. Et il y a un lien entre les aides publiques et les profits privés qui ont explosé ces dernières années sur fond de spéculation financière. A l'autre bout, c'est l'explosion de la misère.

   Alors, la dette, ce n'est certainement pas la notre.

   Les contributions demandées aux collectivités auront des conséquences négatives sur la vie des populations. Inciter à diminuer les dépenses des collectivités locales et des communes, comme l'a annoncé le gouvernement, c'est organiser la réduction des moyens qui permettent de maintenir localement un minimum de vie sociale.

   C'est délaisser les problèmes vitaux en matière de santé, d'éducation, de logement et de transport pour des populations toujours plus délaissées.

  C'est inacceptable et il faut le dire."

  

lundi 14 octobre 2024

CONTRE LA SUBVENTION A L'ECOLE PRIVEE

  Comme chaque année, le conseil municipal est amené à se prononcer sur la participation financière de la commune à l'école privée St Anne de Ploufragan.

   La subvention pour l'année 2024/2025 s'élève à 149 572 euros.

   J'ai voté contre cette participation en déclarant :

"Je voterai contre la subvention à l'école St Anne. Pour les mêmes raisons que les années précédentes.

  Les moyens accordés à l'école publique sont insuffisants pour satisfaire les besoins énormes dans le domaine de l'éducation. Et cela dure depuis trop longtemps. Les fermetures de classes qui se succèdent ne font qu'aggraver la situation et à Ploufragan, on est bien placé pour le savoir.

  Là où il faudrait des petits effectifs  dans les classes pour permettre aux jeunes enfants d'acquérir les savoir élémentaires, on les entassent dans des classes déjà surchargées.

  De nombreux parents, enseignants et élus se sont mobilisés pour dénoncer à juste titre cette situation scandaleuse.

  C'est pourquoi, je pense que beaucoup plus de moyens devraient être accordés à l'école publique."

lundi 2 septembre 2024

ET MAINTENANT ?

   En dissolvant l'assemblée nationale, Macron, qui fait l'unanimité contre lui parmi les classes populaires à cause de sa politique pro-riches et anti-ouvrière menée depuis 7 ans, s'est transformé en apprenti sorcier.

   Ses courtisans, qui prédisaient que ce jeune président allait marquer l'histoire, viennent de découvrir qu'il personnifiait avant tout la crise politique et l'instabilité qui va avec.

  Au lendemain des élections législatives, rien n'est réglé et nous sommes entrés dans une période d'instabilité, agitée et imprévisible. La tambouille politicienne continue comme jamais.

  Ceux qui craignaient la politique du RN et ses attaques anti-immigrés considèrent la victoire relative du nouveau front populaire comme un soulagement. Quand d'autres estiment que les magouilles ont modifié les résultats.

  Tout cela ne sent pas bon et le répit espéré ne sera que de courte durée car la société continue de s'enfoncer dans la crise.

  Quel que soit le nouveau gouvernement, c'est la bourgeoisie qui continuera à imposer du sang et des larmes aux travailleurs, aux retraités et aux chômeurs.

   L'été est souvent synonyme de congés, de repos.

   Alors, il faut profiter de cette période pour retrouver des forces. Notre sort ne changera pas tant que nous ne serons pas capables d'agir pour nous mêmes et par nous-mêmes.

   Nous devons nous préparer à mener la lutte pour défendre nos intérêts de travailleurs et au delà de toute la société.

  Tribune de martial COLLET, écrite au début de l'été 2024, parue dans la gazette N°426, de septembre-octobre 2024.

lundi 17 juin 2024

A PROPOS DU CONTRAT DE VILLE

   Lors du conseil municipal du 11 juin 2024, un dossier concernant le quartier populaire de l'iroise à Ploufragan figurait à l'ordre du jour.

   Suite à la démolition des HLM 4 étages, le quartier de l'iroise a perdu des habitants. La barre est passée sous les 1000 et à ce titre l'Etat considère que ce quartier n'est plus un quartier dit prioritaire et ne peut plus bénéficier de subventions étatiques.

  Pour autant, des nombreux habitants de ce quartier connaissent la précarité. L'Etat considère que ce quartier reste "une poche de pauvreté" et qu'à ce titre 6000€ d'aides exceptionnelles pourront peut-être être attribuées.

  Je suis intervenu pour dénoncer tout le mépris social des hauts fonctionnaires de l'Etat vis à vis des habitants des quartiers populaires en difficulté lorsqu'ils définissent ces quartiers de "poche de pauvreté".

Ca se voit qu'ils n'y vivent pas ! Mais ce genre de qualification est à l'image de la politique du gouvernement qui compte plusieurs millionnaires dans ces rangs et qui considère que la richesse ruisselle naturellement de haut en bas ou qu'il suffit de traverser la route pour trouver un emploi.

  C'est leur politique qui est responsable du délabrement de nombreux quartiers populaires. En enlevant du contrat de ville, le quartier de l'iroise, l'Etat enlève des moyens financiers à la commune de Ploufragan. Elle supprime des programmes en direction des populations les plus fragiles et de celles qui en ont le plus besoin.

  La qualification de "poche de pauvreté" permettra peut-être de récupérer 6000€ mais ne fera surement pas disparaitre la misère.