lundi 12 janvier 2026

LE BUDGET 2026 SUR FOND D'AUSTERITE GOUVERNEMENTALE

    Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes populaires. Ils ont également réduit leur participation aux collectivités.

   Ils ont demandé aux communes de faires des économies alors que celles-çi assuraient de plus en plus de services relevant auparavant de l'Etat. Et cela sans moyen supplémentaire !

   C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont cessé de croitre du fait de la persistance du chômage et de la pauvreté, des bas salaires et des retraites trop faibles.

   Après les déclarations du chef des armées appelant "à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement", suivi de la réintroduction par Macron  du service militaire (au volontariat, mais pour combien de temps ?), on voit bien quel avenir les dirigeants de ce pays nous réservent.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier. L 'éducation, le logement, la santé doivent être la priorité et non le financement des marchands de canons.

   Les cimetières sont remplis de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Un budget municipal ne peut pas résoudre tous les problèmes de la société. Les moyens d'actions sont limités. Pour autant, le budget municipal de Ploufragan doit tenter de répondre au mieux aux besoins du plus grand nombre. Les agents communaux en font partie. Ce sont eux qui font fonctionner au quatidien les services publics de proximité.

Tribune politique de Martial COLLET parue dans la gazette de Ploufragan de Janvier/février 2026

mercredi 10 décembre 2025

LE VOTE DU BUDGET MUNICIPAL SUR FOND D' AUSTERITE GOUVERNEMENTALE

    Le conseil municipal de Ploufragan s'est réuni le 9 décembre 2025 pour le vote du budget de la commune pour 2026.

   Je me suis abstenu sur le budget principal après avoir fait cette déclaration :

   "Il y a quelques semaines, lors du débat sur les orientations budgétaires, j'alertais sur l'engrenage guerrier en cours et les conséquences pour la population. Les récentes déclarations du chef des armées Mandon au congrès des maires demandant à ceux-ci de se tenir près " à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement" car selon lui, il faut se préparer à un choc militaire avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans, suivie de l'annonce de Macron du retour du service militaire (au volontariat dans un premier temps) montrent quel avenir guerrier nous réservent les dirigeants de ce pays. Pour paraphraser un célèbre écrivain je dirais que les cimetières sont pleins de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier et mortifère. Il faut affirmer que les besoins en matière de logement, de santé et d'éducation doivent être la priorité et non pour les marchands de canons.

   Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années, ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes laborieuses. Ils ont également réduit leurs participations financières au fonctionnement des collectivités. Ils ont demandé aux communes de faire des économies alors que celles-ci assuraient de plus en plus de services dépendant auparavant des services de l'Etat. C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont pas diminué, au contraire. Du fait de la persistance du chômage, les licenciements repartis à la hausse, la pauvreté a grimpé en flèche. Quand s'ajoutent les bas salaires et les pensions trop faibles, on a le tableau de comment vivent les travailleurs.

  Ce n'est pas les belles paroles de Lecornu, toujours à ce congrès des maires sur plus de simplifications administratives et de la suppression des normes qui empoisonnent la vie des maires qui va résoudre les équations budgétaires auxquels bien des maires doivent faire face avec les faibles ressources dont ils disposent.

  A Ploufragan, ce qui est proposé comme budget est dans la continuation de ce qui a été fait les années précédentes. Encore une fois, je dirais que le budget municipal doit aller dans le sens de la satisfaction des besoins de la population et des personnels qui font vivre chaque jours les services publics de proximité. Un budget municipal ne peut pas tout régler vu les faibles moyens à disposition. Le monde, tel qu'il fonctionne est au service des grands groupes capitalistes et pas de la population. Pour qu'il réponde enfin aux besoins de tous, les travailleurs feront bien mieux le jour où ils décideront de le diriger."

vendredi 14 novembre 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2026

      Le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 s'est déroulé lors du conseil municipal du 12 novembre 2025.

     Voici ma déclaration :

      "Avec le débat sur les orientations budgétaires, c'est toujours l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à la gestion quotidienne municipale. On nous donne des chiffres sur la situation économique et politique pour expliquer dans quel contexte est élaboré le futur budget de la commune et les actions envisagées.

      Cette année encore, il est difficile de se projeter vu l'instabilité politique actuelle.

      Pourtant, c'est toujours les mêmes recettes. Le gouvernement Lecornu 2 prévoit de réduire les dotations aux collectivités. Il prévoit de demander aux communes, aux départements et aux régions de faire 4.7 milliards d'économie, soit 2 fois plus qu'en 2024. Si c'est voté, cela se traduira par moins de services pour la population, moins de services utiles. C'est choquant quand dans le même temps les choses inutiles voire nuisibles progressent : Je veux parler des dépenses pour les budgets militaires, la construction d'armes et d'engins de mort.

    Le gouvernement préfère choyer les galonnés et les marchands de cannons plutôt que de satisfaire les besoins de la population en matière de logement, d'éducation ou même d'alimentation. Cette dernière, ce sont les associations caritatives qui en assurent la plus grande partie, alors que beaucoup sont proche de l'asphyxie financière.

    On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l'Etat est endetté comme jamais. Mais a qui la faute ?

    Les sénateurs ne viennent-ils pas de révéler que chaque année 211 milliards d'euros étaient distribués à fonds perdus aux entreprises. Et que ce sont les plus grosses qui empochent le plus. Alors, quand est évoqué la possibilité de les taxer un peu, voir ces grands actionnaires, ces grands patrons protester, a de quoi faire bondir.

   Ces grands patrons prétendent que la société repose sur eux car il sont à l'origine de la création des richesses.

   C'est faux ! Ils ne vivent que du travail des autres. Il y a longtemps que leurs millions de capitaux devraient être la propriété collective de tous ceux qui ont contribué à créer leur fortune. Il faut dénoncer leur égoïsme de classe.

   Les collectivités, les communes doivent disposer de moyens suffisants pour répondre aux besoins des populations. C'est elles qui investissent le plus.

   A Ploufragan, cela fait des années que l'on constate le manque à gagner du fait de la baisse des dotations de l'Etat et que l'on imagine tout ce qui pourrait êttre fait de positif si l'Etat payait son dû.

   Mais l'argent public va d'abord dans les caisses du patronat. Et comme par ricochet, les gouvernements espèrent faire supporter l'impopularité de leur politique sur les élus locaux, plutôt que sur la leur.

   Personne n'est dupe.

   Il faut que ça change et il faut que la population se mêle des affaires publiques.

   Les travailleurs font tout fonctionner dans cette société. A eux de la diriger.

lundi 20 octobre 2025

L'ARGENT PUBLIC POUR L'ECOLE PUBLIQUE

    Lors du conseil municipal du 14 octobre 2025, la question du financement de l'école privée St Anne figurait à l'ordre du jour.

   Pour l' année scolaire 2025-2026, la subvention municipale s'élèvera à 175 962 euros.

   J'ai voté contre cette subvention, comme les années précédentes en expliquant mon vote :

"Les gouvernements qui se succèdent rognent toujours plus sur les services publics et l'école publique ne dispose pas de moyens suffisants pour fonctionner correctement. Les gouvernements sont plus préoccupés de gonfler les budgets militaires et les dépenses pour les futures guerres, assurant ainsi des profits considérables pour les grandes entreprises du secteur.

  Je préfère que l'argent publique aille à l'éducation publique plutôt qu'aux marchands d'armes. Je préfère des écoliers avec une tête bien faite, plutôt que des petits soldats qui marchent au pas.

  C'est pour cela qu'il faut plus de moyens pour l'école publique, plus de professeurs, plus de personnels d'encadrement et d'animation. Il faut réduire le nombre d'élèves par classe, au lieu de les entasser et leur donner les moyens réels d'apprendre les base de l'émancipation."

mercredi 27 août 2025

ATTAQUES TOUT AZIMUTS

   La période d'été est celle des congés payés donc, en principe, synonyme de repos pour les classes laborieuses. C'est souvent celle choisie par les gouvernements pour annoncer les mauvaises nouvelles.

   Bayrou n'y a pas dérogé lorsqu'il a présenté son projet de 44 milliards d'économies. En regardant de près, tout le monde ne participera pas à l'effort car seules les classes populaires vont être mises à contribution. Les capitalistes continueront à prospérer.

   Doublement de la franchise sur les médicaments, mesures contre les ALD (arrêt longue durée), 3000 emplois supprimés dans le secteur public, soit moins de profs dans les écoles, moins de soignants, moins de moyens pour les collectivités locales et les communes. Gel des pensions de retraites, suppression de 2 jours fériés, soit autant de travail gratuit pour le patronat.

   Tout cela est révoltant.

   Dans le même temps, les 211 milliards d'aides publiques versées aux entreprises seront maintenues. Cela permettra aux actionnaires de ces boîtes, en plus de s'enrichir de l'exploitation des travailleurs, d'accumuler des milliards supplémentaires de bénéfices. La guerre sociale est déclarée et rien ne justifie de nouveaux sacrifices. Macron et son gouvernement veulent qu'on trime pour financer les dépenses d'armement. Ils répètent en boucle que la menace vient de Poutine et de la Russie et qu'il faut préparer à se défendre, donc augmenter les budgets militaires.

   Mais ceux qui nous attaquent aujourd'hui, ceux qui menacent nos conditions d'existence sont ceux qui nous gouvernent et ce sont eux nos véritables ennemis.


Tribune parue dans la Gazette de Ploufragan, numéro de septembre octobre 2025

jeudi 10 juillet 2025

QUAND LES SERVICES DES POMPIERS FONT L'AUMONE

   Lors du conseil municipal du 8 juillet 2025, il était proposé de voter une subvention de 17 662 euros pour aider le service départemental des pompiers à renouveler leur parc automobile vieillissant.

   Toutes les communes du département sont appeler à voter ce type d' aide, calculée sur la base 1.5 euros par habitant.

   Je suis intervenu sur cette question.

   "La méthode du SDIS a de quoi étonner. Faire la charité auprès des collectivités publiques  est pour le moins cavalier.

     Certes, je vais voter cette subvention exceptionnelle car il faut bien donner aux pompiers les moyens de fonctionner et assurer les secours sur l'ensemble du territoire. Pour autant, c'est l'Etat qui devrait assurer les dépenses pour les pompiers. Pour l'armée, pour les guerres futures, le budget militaire va passer de 2 à 3.5% et peut-être 5%. Cela veut dire qu'il va passer de 50 à 130 milliards d'euros. On voit que les moyens ne manquent pas pour les engins de mort.

  Pour les engins de la sécurité civile, il y en a beaucoup moins.

  Dans cette période de canicule et d'incendie, que les services du SDIS en soient réduits à faire l'aumone est particulièrement choquant. C'est la conséquence de choix politique du gouvernement qui réduit toujours plus les moyens utiles à la population."

   

vendredi 16 mai 2025

UNE SUBVENTION POUR LES POPULATIONS BIRMANES

    Lors du conseil municipal du 13 mai 2025, le conseil municipal était soumis au vote d'une subvention de 1000 euros pour aider les populations de Birmanie, durement touchées par un tremblement de terre il y a un mois et demi. Cette subvention passait par la croix rouge.

   Je me suis exprimé sur cette question en déclarant :

   "Je vais voter la subvention, c'est un geste minimum de solidarité envers des populations durement touchées mais je voudrai rappeler que si les tremblements de terre sont des catastrophes naturelles, leurs conséquences dramatiques ne le sont pas. Depuis 2021, la Birmanie est déchirée par la guerre civile et que de nombreuses victimes n'ont pu être secourues faute de moyens. C'est le cas de nombreux pays sous développés. Dans le cas de la Birmanie, ce sous développement chronique et la pauvreté qui touchent les populations sont le produit du passé colonial Britannique. D'accord avec cette subvention mais il ne faut pas oublier le passé et la responsabilité de l'impérialisme."

mardi 6 mai 2025

LE CAPITALISME PORTE EN LUI LA GUERRE, COMME LA NUEE PORTE L'ORAGE ( J. JAURES)

    Depuis le discours va-t'en guerre de Macron contre Poutine et la Russie, nous sommes nombreux à nous interroger sur les risques réels de guerre. A le croire, une invasion de l'Europe des troupes russes est possible. En conséquence, il faudrait que l'Etat augmente considérablement le budget militaire.

   Il y a évidemment une part de dramatisation dans cette situation de la part de Macron qui aime jouer au chef de guerre comme il l'a fait durant le Covid. Il cherche à nous mettre en condition, à nous embrigader et nous forcer à de nouveaux sacrifices.

  Pour autant, les tentions internationales n'ont jamais été aussi grandes. De nombreuses guerres déciment des populations qui n'ont rien demandé et la guerre économique opposant les grandes puissances fait rage.

   Mettre la main sur le pétrole, les minerais rares, attise les convoitises des grands groupes capitalistes.

   C'est le cas en Ukraine et dans d'autres régions d'Afrique.

   La situation est grave. Au milieu de tous ces bruits de botte, il nous faut plus que jamais réfléchir à nos intérêts en tant que travailleurs, retraités ou chômeurs. Qui nous mène la guerre sociale ? Qui attaque nos conditions d'existence ?

   Pas besoin d'aller en Russie pour trouver les responsables. Les attaques contre notre pouvoir d'achat, nos droits à la retraite, l'accès à la santé, à l'éducation de nos enfants, viennent du grand patronat et du gouvernement à son service. Le président n'est pas notre protecteur. Il défend les intérêts des capitalistes.

   Disons haut et fort : Pas un euro de plus pour l'armée. Pas un homme pour l'armée.


Tribune de Martial COLLET parue dans la gazette de Ploufragan, numéro de Mai, Juin 2025


dimanche 9 février 2025

RAPPORT EN EAU TROUBLE : LA GESTION DE L'EAU SUR L'AGGLOMERATION BRIOCHINE EN 2023

    Comme chaque année, les services de l'agglomération briochine mettent à disposition des élus municipaux un rapport sur le prix et la qualité des services  l'eau et de l'assainissement. Le rapport de 2023 a été présenté lors du conseil municipal du 4 février 2025.

   Je suis intervenu sur cette question :

   " En consultant le rapport sur l'eau, on constate que 6 secteurs sur 9 que compte l'agglomération briochine sont en DSP ou délégation de service public. Pour parler plus clairement, ils sont gérés par les grands groupes privés du secteur. Cela veut dire que la moitié de la population de l'agglomération dépend de la Saur, de Véolia ou Suez pour la distribution de l'eau potable.

   Pas étonnant que le prix du M3 d'eau soit plus cher que la moyenne nationale !

   Cette situation est d'autant plus critiquable que les responsables de l'agglo, à l'époque où ils on choisi de mettre en place un service unique de l'eau avec harmonisation des tarifs, ont présenté cela comme un progrès pour la population. Certains parlaient d'un grand service public de l'eau. Pour les habitants de Ploufragan et Saint brieuc, le doublement des factures n'est certainement pas un progrès.

   De service public, il n'y en a pas eu. Les décisions de l'agglo ont permis aux multinationales de l'eau de faire beaucoup de profit sur le dos des usagers des 33 communes concernées.

   L'eau est un bien commun qui devrait échapper au marché capitaliste. Il devrait être placé sous le contrôle de la population.

  La gestion de l'eau dans l'agglomération briochine est à l'opposé de cela."

SOLIDARITE AVEC MAYOTTE

 Lors du conseil municipal du 4 février 2025, une subvention de 2000€ a été proposé au vote. J'ai voté cette aide exceptionnelle après avoir déclaré :

   "Je suis d'accord pour voter cette subvention de 2000€ en faveur des populations de Mayotte durement touchées par le cyclone Chido.

   Malheureusement il en faudrait beaucoup d'autres pour une amélioration de la situation car la situation est catastrophique pour une grande partie de la population. Elle l'était bien avant le passage du cyclone car l'Etat français a laissé ce département dans un sous développement colonial.

  Et aujourd'hui, ce n'est pas en désignant les autres habitants des Comores comme étant responsables de tous les maux, comme le font de trop nombreux politiciens de l'Ile et ici en France, que les problèmes seront réglés.

  Désigner les réfugiés et les immigrés, en faire les boucs émissaires du sous développement chronique arrangent bien certains responsables de l'Etat mais cela ne permet pas de répondre aux besoins de la population en matière d'eau, de nourriture et de logements.

  Le racisme est un poison qui gangrène toute la société. Il favorise la division et accentue la pourriture de cette société."

mercredi 8 janvier 2025

LES INCERTITUDES POUR 2025 CONCERNANT LE BUDGET

   Quelques  jours avant d'examiner le budget municipal pour 2025, le gouvernement Barnier est tombé. Depuis, Bayrou l'a remplacé. On nous dit qu'il mènera une politique "d'intérêt général".

  Il n'y a pas grand chose à en attendre pour la population laborieuse. Sa politique sera de faire les yeux doux aux marchés financiers, de les rassurer et donc de couper dans les dépenses publiques comme l'ont fait les gouvernements précédents.

  La situation dans les hôpitaux, dans les écoles et dans bien d'autres services publics n'ira pas en s'améliorant. Et que dire des plans de licenciements qui se multiplient, plongeant toujours plus de travailleurs dans le chômage. Que dire des bas salaires et des prix exorbitants de certains produits de nécessité. Rien ne sera fait.

  Comme rien de sérieux n'a été fait pour enrayer la crise climatique, ni arrêter les guerres qui ensanglantent la planète.

  Taper à tour de bras sur les travailleurs, les retraités et les chômeurs en imposant toujours plus de sacrifices, comme le recul de l'âge de la retraite à 64 ans, voilà leurs bilans.

  Ils se sont montrés incapables d'organiser l'économie d'une façon rationnelle, d'empêcher les fermetures d'usines et d'interdire les licenciements. Ils ont détourné les fonds publics pour les donner aux entreprises privées et gaver leurs actionnaires.

  Ils ont diminué les dotations aux collectivités, étranglant financièrement bien des petites communes et ils parlent "d'intérêt général". Cette société ne fonctionne que dans un seul sens.

  Le budget communal pour 2025 est donc plein d'incertitudes mais il devra répondre aux attentes du plus grand nombre.

Tribune de Martial COLLET parue dans la gazette de Ploufragan janvier/février 2025

mercredi 11 décembre 2024

BUDGET COMMUNAL 2025 : BEAUCOUP D'INCERTITUDES

    La séance du conseil municipal du 10 décembre 2025 a été consacrée en partie au vote du budget pour 2025.

   Ce budget est de 19.5 millions d'euros mais sera modifié en fonction des décisions du futur gouvernement.

   Je me suis abstenu sur ce budget après avoir déclaré :

   " Depuis le débat sur les orientations budgétaires d'il y a quelques semaines, la crise politique s'est aggravée. Cela n'a échappé à personne ! Le gouvernement Barnier est tombé. On nous a dit que c'était très grave car le pays se retrouverait sans budget. La réalité est bien différente. 

   La question qu'on doit se poser, c'est à quoi ont servi les budgets précédents de l'Etat quand on voit l'état désastreux des services publics, quand on voit l'état des hôpitaux, des écoles, du logement et j'en passe. ILs ont servi à enrichir les capitalistes déjà riches à milliards.

   Pour moi, ce qui est grave, ce sont les milliers, les dizaines de milliers de travailleurs qui vont perdre leur emploi. Ce qui est grave, c'est que rien de sérieux n'est envisagé pour enrayer la crise climatique, ni d'arrêter les guerres qui ensanglantent la planète.

   Qu'on fait cette bande de pantins au gouvernement sinon taper à tour de bras sur les travailleurs, les retraités et les chômeurs en leur imposant toujours plus de sacrifices.

   Avec l'aggravation brutale de la crise économique, ils se sont montrés incapables d'organiser l'économie de manière rationnelle, d'empêcher les licenciements et les fermetures d'usines.

   Par contre réduire les moyens pour les collectivités, ça, ils ont su faire.

    Quel que soit le nouveau gouvernement, les dotations de l'Etat ne seront pas en hausse. Au contraire, des baisses de recettes sont déjà programmées pour les communes dont celle de Ploufragan. Le prochain budget est donc plein d'incertitudes. Malgré ce contexte, il devra répondre aux attentes du plus grand nombre et pour cela s'appuyer sur le travail et l'activité des personnels communaux. Car contrairement à ceux qui tirent à boulets rouges sur les fonctionnaires, sans le dévouement des agents municipaux rien ne fonctionnerait et la vie de la population serait plus difficile. C'est à cela que doit servir en priorité le prochain budget minicipal."


 

   

VOTE DE LA SUBVENTION MUNICIPALE AU CCAS (Centre d'actions communales)

    Lors de la séance du conseil municipal du 10 décembre 2024, la municipalité a proposé de verser une subvention de 970 000 euros pour le Centre d'actions communales, le CCAS.

    J'ai voté pour cette subvention après avoir déclaré :" Nous vivons dans un pays riche et pourtant, il y a des millions de pauvres. D'après un article du journal Le Télegramme des jours derniers, 367 000 personnes vivraient sous le seuil de pauvreté en Bretagne. Toujours selon cette étude, 12% de la population de Ploufragan serait dans cette situation. Cela veut dire que se nourrir, se loger et se chauffer sont des préoccupations de tous les instants pour ces familles, pour ces hommes, ces femmes et leurs enfants. C'est insupportable.

  Les actions du CCAS serviront à agir au quotidien et à venir en aides aux différentes populations de la commune et notamment les plus vulnérables.

  Evidemment, le CCAS ne peut pas tout mais les actions seront utiles, c'est pourquoi je vais voter cette subvention."

vendredi 15 novembre 2024

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2025

   Lors du conseil municipal du 12 novembre 2024, un débat a eu lieu sur les orientations budgétaires de la commune de Ploufragan pour 2025.

  Voici ma déclaration : 

    " L'an dernier, à l'occasion de la discussion sur les orientations budgétaires, on parlait d'incertitudes économiques avec la persistance de l'inflation et l'explosion de certains coûts, comme ceux de l'énergie.

   Cette année, les incertitudes économiques sont plus nombreuses. La crise s'est approfondie et on est proche de la récession. La multiplication des plans de licenciements, le retour du chômage de masse et ce que cela veut dire comme difficultés supplémentaires pour de nombreuses familles ouvrières, s'est ajoutée, l'incertitude politique avec la crise entamée avec la dissolution de l'assemblée nationale.

  Il ne faut pas non plus oublier la persistance de nombreuses guerre qui déciment de trop nombreuses populations, et les conséquences désastreuses de la crise climatique comme en témoigne ce qui vient de se passer en Espagne.

   On est bien entré dans une nouvelle période de turbulence grave de menaces, mais c'est ça le capitalisme.

   Le nouveau gouvernement Barnier entend réduire les déficit publics et va imposer une cure d'austérité à la population laborieuse et aux collectivités. La propagande gouvernementale sur la nécessité de "redresser les comptes publics" tourne à fond.

   Mais si dette, il y a, alors, où est passé l'argent de l'Etat ?

   Pas dans les poches des travailleurs, ni celles des retraités. Ca c'est sûr !

   Depuis trop longtemps, les caisses de l'Etat servent à alimenter les entreprises privées. Une récente étude universitaire estime que le montant annuel des aides versées aux entreprises s'élèverait à 200 milliards d'euros.

  Selon une autre étude, celle fournie par la chambre des métiers et de l'artisanat, il existe plus de 2000 aides financières publiques à destination du patronat.

  Si ce n'est pas de l'assistanat, ça y ressemble beaucoup, d'autant que ces aides alimentent les profits et les dividendes versés aux actionnaires.

  Pas étonnant que pour tous ceux qui ont de l'argent et vivent du travail des autres, la vie est belle et le soleil brille bien haut.

  Les milliardaires sont plus nombreux qu'il y a 10 ans. Et il y a un lien entre les aides publiques et les profits privés qui ont explosé ces dernières années sur fond de spéculation financière. A l'autre bout, c'est l'explosion de la misère.

   Alors, la dette, ce n'est certainement pas la notre.

   Les contributions demandées aux collectivités auront des conséquences négatives sur la vie des populations. Inciter à diminuer les dépenses des collectivités locales et des communes, comme l'a annoncé le gouvernement, c'est organiser la réduction des moyens qui permettent de maintenir localement un minimum de vie sociale.

   C'est délaisser les problèmes vitaux en matière de santé, d'éducation, de logement et de transport pour des populations toujours plus délaissées.

  C'est inacceptable et il faut le dire."

  

lundi 14 octobre 2024

CONTRE LA SUBVENTION A L'ECOLE PRIVEE

  Comme chaque année, le conseil municipal est amené à se prononcer sur la participation financière de la commune à l'école privée St Anne de Ploufragan.

   La subvention pour l'année 2024/2025 s'élève à 149 572 euros.

   J'ai voté contre cette participation en déclarant :

"Je voterai contre la subvention à l'école St Anne. Pour les mêmes raisons que les années précédentes.

  Les moyens accordés à l'école publique sont insuffisants pour satisfaire les besoins énormes dans le domaine de l'éducation. Et cela dure depuis trop longtemps. Les fermetures de classes qui se succèdent ne font qu'aggraver la situation et à Ploufragan, on est bien placé pour le savoir.

  Là où il faudrait des petits effectifs  dans les classes pour permettre aux jeunes enfants d'acquérir les savoir élémentaires, on les entassent dans des classes déjà surchargées.

  De nombreux parents, enseignants et élus se sont mobilisés pour dénoncer à juste titre cette situation scandaleuse.

  C'est pourquoi, je pense que beaucoup plus de moyens devraient être accordés à l'école publique."

lundi 2 septembre 2024

ET MAINTENANT ?

   En dissolvant l'assemblée nationale, Macron, qui fait l'unanimité contre lui parmi les classes populaires à cause de sa politique pro-riches et anti-ouvrière menée depuis 7 ans, s'est transformé en apprenti sorcier.

   Ses courtisans, qui prédisaient que ce jeune président allait marquer l'histoire, viennent de découvrir qu'il personnifiait avant tout la crise politique et l'instabilité qui va avec.

  Au lendemain des élections législatives, rien n'est réglé et nous sommes entrés dans une période d'instabilité, agitée et imprévisible. La tambouille politicienne continue comme jamais.

  Ceux qui craignaient la politique du RN et ses attaques anti-immigrés considèrent la victoire relative du nouveau front populaire comme un soulagement. Quand d'autres estiment que les magouilles ont modifié les résultats.

  Tout cela ne sent pas bon et le répit espéré ne sera que de courte durée car la société continue de s'enfoncer dans la crise.

  Quel que soit le nouveau gouvernement, c'est la bourgeoisie qui continuera à imposer du sang et des larmes aux travailleurs, aux retraités et aux chômeurs.

   L'été est souvent synonyme de congés, de repos.

   Alors, il faut profiter de cette période pour retrouver des forces. Notre sort ne changera pas tant que nous ne serons pas capables d'agir pour nous mêmes et par nous-mêmes.

   Nous devons nous préparer à mener la lutte pour défendre nos intérêts de travailleurs et au delà de toute la société.

  Tribune de martial COLLET, écrite au début de l'été 2024, parue dans la gazette N°426, de septembre-octobre 2024.

lundi 17 juin 2024

A PROPOS DU CONTRAT DE VILLE

   Lors du conseil municipal du 11 juin 2024, un dossier concernant le quartier populaire de l'iroise à Ploufragan figurait à l'ordre du jour.

   Suite à la démolition des HLM 4 étages, le quartier de l'iroise a perdu des habitants. La barre est passée sous les 1000 et à ce titre l'Etat considère que ce quartier n'est plus un quartier dit prioritaire et ne peut plus bénéficier de subventions étatiques.

  Pour autant, des nombreux habitants de ce quartier connaissent la précarité. L'Etat considère que ce quartier reste "une poche de pauvreté" et qu'à ce titre 6000€ d'aides exceptionnelles pourront peut-être être attribuées.

  Je suis intervenu pour dénoncer tout le mépris social des hauts fonctionnaires de l'Etat vis à vis des habitants des quartiers populaires en difficulté lorsqu'ils définissent ces quartiers de "poche de pauvreté".

Ca se voit qu'ils n'y vivent pas ! Mais ce genre de qualification est à l'image de la politique du gouvernement qui compte plusieurs millionnaires dans ces rangs et qui considère que la richesse ruisselle naturellement de haut en bas ou qu'il suffit de traverser la route pour trouver un emploi.

  C'est leur politique qui est responsable du délabrement de nombreux quartiers populaires. En enlevant du contrat de ville, le quartier de l'iroise, l'Etat enlève des moyens financiers à la commune de Ploufragan. Elle supprime des programmes en direction des populations les plus fragiles et de celles qui en ont le plus besoin.

  La qualification de "poche de pauvreté" permettra peut-être de récupérer 6000€ mais ne fera surement pas disparaitre la misère.

mercredi 15 mai 2024

PLUI-PLAN LOCAL D'URBANISME INTERCOMMUNAL ET LA QUESTION DU LOGEMENT

   Le conseil municipal du 14 mai 2024 devait se prononcer sur le PLUI ou plan local d'urbanisme intercommunal. Ce plan d'urbanisme doit tenir compte des nouvelles lois sur la densification de construction des logements sur chaque commune. Chaque commune de l'agglomération briochine aura donc un objectif de construction de logements dont des logements sociaux chaque année. Ainsi, 800 logements nouveaux devraient être construits sur l'ensemble des 32 communes, dont 87 à Ploufragan chaque année.

  Pour que ce plan s'applique, il devra être approuvé par l'ensemble des 32 conseils municipaux de l'agglomération. Il y a jusqu'à début 2025 pour faire approuver ce plan. Une enquête d'utilité publique va être menée dans chaque commune.

  Je suis intervenu sur ce PLUI et sur la question du logement en général et du logement social en particulier.

  "La question du logement ou plutôt de la crise du logement actuelle dépasse la question du PLUI, pour autant, les projections de constructions de nouveaux logements, logements sociaux inclus me paraissent bien faibles, en tous cas insuffisantes pour faire face à la demande de logement et de la persistance du mal logement. Les chiffres de 800 constructions annuelles, tel que défini par le plan local de l'habitat, sont en deçà des besoins.

  Théoriquement, il existe une obligation de construire de 20 à 25% de logements sociaux sur chaque commune suivant sa taille.

  Aujourd'hui, selon certaines associations de consommateurs, 18% de la population est considérée comme vivant dans un logement dit insalubre. 2.4 millions de ménages sont en attente d'un logement social en France. Les besoins sont là et il y a urgence à y répondre.

  Les projections du PLUI en matière de construction de logement sont faibles mais rien ne dit qu'elles seront respectées puis qu'aucune sanction n'est prévue en cas de non respect des engagements.

  En fait, cela met surtout en lumière, le fait que la construction des logement sociaux est à la charge des collectivités locales, alors qu'elle devrait incomber à l'Etat. Pourquoi l'Etat ? Parce que l'Etat dispose de moyens financiers et législatifs qui permettraient de résoudre la question du logement en quelques années.

  Pour cela, il faudrait la volonté politique et pas seulement les discours gouvernementaux.

  Il faudrait créer un service public du logement. Un tel service pourrait engager rapidement la construction des logements manquants. Un tel service pourrait limiter la spéculation foncière en préemptant des terrains. Il pourrait limiter la flambée des loyers et réquisitionner les logements vides, en tous cas, ceux habitables immédiatement.

  En fait, l'Etat ne fait rien de çà. Il laisse le marché privé faire du profit avec le logement et l'habitat. Sa dernière trouvaille serait de s'en prendre aux locataires HLM ayant des revenus un peu élevés pour les pousser à quitter leur logement. Comme si c'était cela qui allait résoudre la crise actuelle du logement.

  Mon intervention dépasse la question stricte du PLUI mais elle pose le problème de la façon dont l'Etat se décharge sur les collectivités en matière de logements et en particulier de logements sociaux, comme bien d'autres choses."

mardi 14 mai 2024

NOUVEAU TOUR DE VIS EN VUE POUR LES TRAVAILLEURS ET LES COLLECTIVITES

   Depuis des semaines, les ministres se relaient dans les médias pour prétendre que les caisses de l'Etat sont vides.

  Selon le gouvernement, il y a urgence à faire des économies et ce sont les malades, les chômeurs, les plus précaires qui sont dans le viseur. Que 200 milliards d'euros soient distribués à fonds perdus au patronat chaque année ne lui pose pas de problème.

  Que la classe capitaliste continue à s'enrichir comme jamais, à l'instar des 150 milliards de bénéfices pour 2023 encaissés par les entreprises du CAC 40, c'est normal. Que les actionnaires se goinfrent sans vergogne, c'est logique pour les ministres de Macron dont 17 sont millionnaires.

  Faire les poches aux travailleurs, diminuer les moyens des collectivités, c'est la seule politique que ces gens là connaissent.

  Le gouvernement prétend qu'il n'y a plus d'argent pour rembourser les soins. Le 1er ministre envisage une nouvelle baisse de la durée d'indemnisation des chômeurs, soit disant parce que trop de chômeurs se complairaient dans cette situation. Mais réduire les chômeurs à la misère ne fera pas augmenter les salaires. Et puis, de l'argent, il y en a. Les dépenses militaires n'ont jamais été aussi élevées.

  Mais alors que faire ?

  Seul, aucun de nous n'a le pouvoir de s'opposer à cette vie de misère, mais tous ensemble, si nous nous organisons et retrouvons la conscience de nos intérêts communs et de notre force collective, nous pourrons nous opposer à Macron et au capitalisme porteur de crises et de guerres.


Tribune de Martial COLLET parue dans la gazette de Ploufragan, numéro de mai, juin 2024

jeudi 14 mars 2024

CONTRE L' ABANDON DE LA ROCADE SUD DE L' AGGLOMERATION

    Autre motion du conseil municipal du 12 mars 2024. Le soutien au collectif des habitants de Ploufragan mobilisés contre l'abandon par le Conseil départemental du projet de rocade permettant le contournement de l'agglomération briochine par le sud, qui permettrait de désengorger la RN 12 et l'axe Rennes/Brest.

  Des membre du collectif ont pu s'exprimer en fin de conseil.

   Avant leur intervention voici ce que j'ai déclaré :"

   La mobilisation contre l'abandon de la rocade sud se poursuit et la motion de ce soir, comme la présence de membre du nouveau collectif d'habitants de la commune et des riverains de la RD 45 montrent l'urgence de poursuivre les travaux de rocade sur son tracé initial rapidement.

   Je soutiens totalement les habitants des différentes communes qui n'acceptent pas d'être sacrifiés et devraient supporter l'augmentation du trafic de camions, la pollution, les risques d'accidents que l'abandon du projet initial va entraîné.

  Le projet premier est d'utilité publique et c'est cela qui devrait déterminer l'action publique.

  L'Etat et la Région, en se désengageant du projet laissent les autres collectivités se débrouiller et se moquent bien des conséquences pour les habitants riverains de la RD 45.

   On nous dit qu'il n'y a pas d'argent !

   Les seules entreprise du CAC 40 ont fait 120 milliards de bénéfices en 2023. Mais pour le gouvernement, il n'est pas question de toucher à ces milliards. Ce n'est pourtant pas de l'argent magique.

Ces milliards sont le produit de l'exploitation sociale. Et quelque part, les profits proviennent aussi du transport de marchandises assurées par les camions et bientôt des super camions que Macron veut voir rouler.

  Alors qu'on ne nous disent pas qu'il n'y a par d'argent pour financer les travaux publics. Il faut seulement vouloir aller le chercher là où il est."