mercredi 10 janvier 2018

BUDGET 2018 : LA RIGUEUR N'EST PAS FINIE

  Le gouvernement Macron a réaffirmé toutes les mesures qui vont plomber les finances de la plupart des collectivités publiques. Les 13 milliards d'économie sur 5 ans sont maintenus. Il n'est pas question de revenir sur la baisse des APL, ni sur la diminution des emplois aidés car ils ne sont pas "une solution au chômage de masse" répète-t-il. Mais alors, pourquoi ne pas prévoir des embauches de personnel en fixe pour faire fonctionner certaines associations, certaines crèches ou cantines ?
  De même, il affirme que la baisse de la taxe d'habitation sera compensée à l'euro près...Mais sans s'engager en rien sur les modalités précises pour combler le manque à gagner des communes. N'y a-t-il pas là un risque de voir une diminution des services communaux ? On peut sincèrement s'interroger car les baisses de dotations des années précédentes ont déjà lourdement grevé les budgets communaux.
 Le gouvernement parle de contrat de confiance avec les collectivités. Les subventions de l'Etat ne seront plus versées qu'en échange d'une limitation des dépenses. Il s'agit plutôt d'un marché de dupes.
  Les mairies, après le traitement des passeports et cartes d'identité, doivent maintenant s'occuper du traitement du PACS, établi auparavant au Tribunal. Tout cela, c'est du travail supplémentaire. Si les communes doivent pouvoir continuer à permettre au plus grand nombre d'accéder aux services publics de la ville avec des tarifs adaptés, elles doivent avoir les moyens de le faire.
  Pour faire fonctionner au mieux les services, il faut du personnel en nombre suffisant et des embauches en conséquence. C'est ce que je souhaite pour Ploufragan, après plusieurs années de baisse des effectifs.

Texte de ma tribune parue dans la gazette de Ploufragan de janvier 2018

dimanche 10 décembre 2017

BUDGET 2018 : LA RIGUEUR TOUJOURS A L'ORDRE DU JOUR

  Le budget de la commune se situera autour de 13 millions d'€, comparable à celui de 2017. Les grandes lignes avaient été présentées lors du débat d'orientation budgétaire en novembre 2017.
  Les principaux investissements porteront sur le remplacement de la salle du grimolet, les aménagements routiers de la RD 45 jusqu'au collège et la poursuite des travaux de rénovation urbaine de la cité de l'iroise.

 Le gouvernement Macron prétend mettre fin fin à la baisse des dotations que l'Etat verse aux collectivités...Mais à conditions que celles ci limitent leurs dépenses.

  Je me suis exprimé sur ce sujet en déclarant :
  "Cette année encore, c'est sous le signe de l'instabilité économique et des incertitudes que l'on discute du budget de la commune.
   Incertitudes parce que le gouvernement Macron a réaffirmé toutes les mesures qui vont plomber les finances des collectivités publiques, donc des communes. Les 13 milliards d'euros d'économie sur 5 ans sont maintenant. Si l'on en croît l'association des maires (AMF), ce serait plutôt 21 milliards. Il n'est pas question de revenir sur la baisse des APL, ni sur la diminution des emplois aidés car il ne sont pas "une solution au chômage de masse" répète-t-il. Mais alors pourquoi ne pas prévoir des embauches de personnel en fixe pour faire fonctionner certaines associations, certaines crêches ou cantines scolaires ?
  De même, il affirme que la baisse de la taxe d'habitation sera compensée à l'euro près...Mais il ne s'engage en rien sur les modalités précises pour combler le manque à gagner des communes. N'y a-t-il pas un risque de voir une diminution des services communaux ? On peut s'interroger car les baisses des dotations des années précédentes ont déjà lourdement grevé les budgets communaux.
  Les décisions du gouvernement de favoriser fiscalement les riches et les entreprise, en particulier des plus riches, au nom de la théorie simpliste du "ruissellement" (plus on donne aux riches, plus le pauvres en bénéficieront) ne font que renforcer les inégalités sociales et contribuent à la dégradation des rapports sociaux.
  Le gouvernement parle de contrat de confiance avec les collectivités. Les subventions seront versées en échange d'une limitations des dépenses. Il s'agit plutôt d'un marché de dupes. Les mairies, après le traitement des passeports et cartes d'identité, doivent maintenant s'occuper du traitement du PACS, établi auparavant au tribunal, sans parler de l'aide pour obtenir des cartes grises.
  Tous cela, c'est du travail supplémentaire. Si les communes doivent pouvoir continuer à permettre au plus grand nombre d'accéder aux services publics de la ville avec des tarifs adaptés, elles doivent avoir les moyens de le faire, donc de disposer de personnel en conséquence.
  Le budget de la commune est comparable à celui de 2017. J'ai noté qu'après 3 années de baisse des subventions aux associations, le budget a été revu à la hausse cette année. De même, le taux communal des impôts locaux ne bougera pas. Tant mieux au moment où le gouvernement s'apprête à racketter la population avec l'augmentation de la CSG au 1er janvier prochain.
  Pour faire fonctionner au mieux les services de la commune, il faut du personnel en nombre suffisant. Des embauches sont nécessaires. C'est ce que je souhaite pour Ploufragan, après plusieurs années de baisse des effectifs."

  Ne faisant pas parti de la majorité municipale, je me suis abstenu sur le budget général.

BUDGET 2018 : VOTE DE LA SUBVENTION AU CCAS

  Lors du conseil municipal du 8 décembre 2017, avant l'examen du budget de la commune de Ploufragan pour 2018, la subvention au comité d'actions sociales était soumise au vote des élus. J'ai voté cette subvention de 970 000€. La somme est identique à l'an passé mais 23 salariés du CCAS passeront à l'agglomération au 1er janvier 2018 et sortiront des comptes du CCAS. Je m'étais opposé à ce transfert car rien n'indique que le service des aides à domicile sera le même dans l'avenir.

  "Il y a de plus en plus de personnes en difficulté, de plus en plus de gens fragiles, il est donc important d'affirmer sa solidarité et d'aller à l'encontre de l'individualisme et du chacun pour soi, si cher à ceux qui nous gouvernent en ce moment.
  J'en ai assez d'entendre que les chômeurs sont responsables du chômage.
  J'en ai assez qu'on traite les pauvres de fainéants ou d'assistés de la part de ceux qui sont à plat ventre devant les riches et qui ont tout fait pour aggraver la précarité du travail en faisant exploser les quelques garanties qui encadraient le travail salarié.
  Revendiquer le progrès social, c'est prendre des mesures qui concrètes qui vont dans ce sens. Le budget du CCAS contribue directement à des actions sociales en direction des personnes âgées, de la petite enfance ou encore des familles les plus démunies, c'est pourquoi je vote la subvention communale au CCAS." ai- je déclaré

vendredi 24 novembre 2017

ORIENTATION BUDGETAIRE 2018 : L'ETAT CONTINUE D' ETRANGLER LES COMMUNES

  Le débat sur les orientations budgétaires 2018 s'est déroulé lors du dernier conseil municipal de novembre 2017.
  J'ai ainsi déclaré :" Sur le plan financier, 2018 sera toujours aussi tendu pour les collectivités locales. D'un côté, Macron déclare que c'est la fin de la diminution des dotations de l'Etat aux collectivités et qu'il s'engage à rembourser intégralement la suppression de la taxe d'habitation, de l'autre, il veut toujours imposer 13 milliards d'économie pour les 5 prochaines années à ces mêmes collectivités.
Quant au pacte de confiance qu'il veut mettre en place avec les communes en échange de financement public, cela ressemble à un marché de dupe.
  Pour toucher les subventions de l'Etat, les communes et autres collectivités devront s'engager à limiter leurs dépenses. Or dans le même temps, les charges incombant aux mairies ne cessent d'augmenter. Après le traitement des passeports et des cartes d'identité, les services d'état civil ont hérité des procédures liées à l'enregistrement du PACS qui relevaient auparavant du tribunal.
  Je ne fais donc pas confiance au gouvernement Macron pour faciliter la vie des communes et de leurs habitants.
  Toutes les décisions prises depuis 5 mois vont dans le sens de favoriser les riches et aggraver les inégalités sociales. 2 exemples :
  La baisse des APL de 5€ par mois aux locataires rend la situation des jeunes et de nombreux salariés actifs ou retraités encore plus difficile. A cette baisse s'ajoute, une baisse de 10% du budget du logement (qui prévoît également une nouvelle baisse des APL pouvant aller jusqu'à 60€). Les organismes HLM protestent à juste titre car ils vont devoir réduire la construction de nouveaux logements alors qu'il  manque déjà tellement de logement de qualité et pas chers.
  Deuxièmement, l' annonce de la suppression de 150 000 emplois aidés, soit le plus grand plan de licenciement jamais annoncé en France, loin de faire baisser le chômage, cela ne va qu'aggraver la situation de ces travailleurs, tellement utiles à de nombreux services municipaux et autres associations.
  Dans le même temps, de nombreuses mesures financières vont permettre aux entreprises d'augmenter leurs résultats et aux plus riches de l'être encore plus. Le gouvernement Macron est au service de la bourgeoisie. 9 millions de pauvres, le chômage qui culmine toujours à des sommets insupportables ne fera pas changer ce gouvernement, pas plus qu'il ne continuera pas de présurer les collectivités publiques.
  Dans ces conditions, établir un budget municipal est un exercice périlleux. La municipalité a décidé de maintenir le taux d'impôt des ménages pour 2018. C'est une bonne chose au moment où le gouvernement va réduire le pouvoir d'achat des salariés et des retraités avec l'augmentation de la CSG au 1er janvier prochain. J'ai noté également avec intérêt la hausse des subventions aux associations après 3 années de baisse.
  Le budget communal doit permettre de rendre accessible au plus grand nombre d'usagers  les services de la ville avec des tarifs adaptés. Les communes se substituent de plus en plus à des interventions qui étaient auparavant du ressort de l'Etat, ont plus de charges mais de moins en moins de moyens, surtout quand la commune n'est pas riche. C'est le cas de Ploufragan où 67% des foyers bénéficient d'exonération fiscale.
  Pourtant pour assurer des services de qualité, il serait nécessaire de desserrer l'étau des embauches et prévoir quelques recrutements nouveaux. C'est mon souhait pour 2018."

vendredi 17 novembre 2017

TRANSFERT DU CCAS au CIAS : PAS UNE BONNE CHOSE

  J'ai voté au dernier conseil municipal contre le transfert du CCAS de Ploufragan à l'Agglomération (CIAS, comité intercommunal d'action social) en 2018.
  Comme beaucoup de transfert, c'est dans la précipitation que ça se passe. Légalement, le transfert aurait pu se faire en 2019 mais c'est pour des raisons financières que le choix a été arrêté au 1er janvier 2018.
  Le personnel a émis un certains nombre d'interrogations sur leur avenir. On a appris que pour le personnel titulaire, il y aurait peu de changement encore que l'amplitude horaire va augmenter. Les services seront couverts jusqu'à 21h, soit une heure de plus que maintenant et les personnels pourront être amenés à intervenir dans d'autres communes de l'agglomération comme St Julien ou La Méaugon.
  Quant aux contractuels, beaucoup d'incertitudes sur leur emplois.
  Les personnes agées et handicapées qui utilisaient les services du CCAS( soins à domicile, portage de repas) n'auront plus forcement à l'avenir les mêmes services.
  Autant de raisons qui me font penser que le transfert du CCAS n'est pas une bonne chose.