mardi 1 septembre 2020

TRAVAILLER MOINS POUR TRAVAILLER TOUS

 Macron a entamé la 2ème partie de son quinquennat en changeant de premier ministre. Mais sa politique reste la même : Dure avec les travailleurs et les plus pauvres, douce avec le grand patronat et les plus riches.

Le nouveau, Jean Castrex, haut fonctionnaire formaté à l'ENA incarne la continuité de cette politique anti-ouvrière. Un de ses "forfaits" est d'avoir oeuvré en 2005 à l'instauration de la tarification         à l'acte dans les hôpitaux pour les faire fonctionner selon le critère de rentabilité des entreprises.L'épidémie de coronat virus a révélé combien cette politique était criminelle.

Sitôt installé, il a remis sur la table la réforme des retraites pourtant rejetée par 60% de la population. Certes le sujet est repoussé de 6 mois mais c'est toujours à son programme. Il est pourtant aberrant de vouloir faire travailler plus longtemps en reculant l'âge de départ à la retraite, alors que des millions de travailleurs sont au chômage, que les plans de licenciement se sont multipliés tout l'été et qu'une fraction grandissante de la jeunesse est sans emploi.

Au moment où la crise économique violente se superpose à la crise sanitaire, c'est bien la question de l'emploi pour tous qui préoccupe toute la population laborieuse et donc celle de la répartition du travail entre tous qui se pose.

Travailler moins pour travailler tous sans perte de salaire doit être l'objectif du monde du travail dans la période qui vient.

Mais cela comme le reste, ne viendra que si le monde du travail entre en lutte et impose ses propres solutions comme la créations d'emplois utiles à la société qui ne génèrent pas de profit privé.

(Texte paru dans la gazette de Ploufragan de septembre 2020)

mercredi 8 juillet 2020

AIDES AU PETIT COMMERCE

  Lors du conseil municipal du 7 juillet 2020, la municipalité a proposé d'apporter quelques aides aux commerçants et artisans de la commune touchés par les conséquences économiques dues à la crise du Covid 19.
  Cela va de la gratuité des droits de stationnement pour les taxis pour 2 mois et de la remise gracieuse de 2 mois de loyer pour le restaurant " le grain de sel", dont la commune est propriétaire des murs.
  J'ai voté pour ces mesures après avoir déclaré :
"L'inactivité forcée due au coronavirus a entraîné un sérieux manque à gagner pour les artisans et les commerçants durant cette période, tout comme pour les salariés mis en chômage partiel.
  Le gouvernement a déployé des plans de soutien financiers record durant cette période mais ces plans ont profité essentiellement aux grandes entreprises, aux grands groupes ; ce qui ne les empêchent pas de licencier ou d'annoncer des plans de licenciements massifs comme chez Nokia ou au Joint Français, pour ne parler que des entreprises de la région. Les artisans, les commerçants ou les salariés n'ont pas bénéficié des mêmes aides. Alors que les chiffres du chômage sont au plus haut depuis mai 2020, alors que les associations caritatives indiquent que de plus en plus de commerçants et d'artisans viennent leur demander des aides, si l'on peut apporter un peu de soutien et éviter de nouveaux chômeurs, je suis d'accord pour voter les mesures proposées."

mardi 16 juin 2020

DECLARATION LORS DE LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL

  Voici ma déclaration lors de l'installation du nouveau conseil municipal de Ploufragan, le 25 mai 2020 :
  "Notre liste LUTTE OUVRIERE, Faire entendre le camp des travailleurs n'a pas fait campagne sur la ba se d'un programme municipal spécifique. Nous n'avons pas dit que nous ferions mieux, que nous gérerions mieux les affaires de la ville.
  Nous avons fait une campagne politique où nous dénoncions le fait que toutes les municipalités sont victimes des politiques d'austérité des différents gouvernements, quelles que soient les différentes combinaisons gouvernementales qui se sont succédées,  au sommet de l'Etat ces 20 dernières années. cela s'est traduit par les réductions des dotations allouées par l'Etat aux communes.
  Les gouvernements ont choisi de faire payer les classes populaires pour permettre à la minorité bourgeoise de continuer à s'enrichir.
  Dans ces conditions, les communes ont dû s'adapter, souvent réduire les programmes utiles à la population, voire réduire les emplois, ne pas remplacer ceux qui partaient en retraite et dans tous les cas faire face à la diminution des services publics.
  La crise actuelle du coronavirus nous apporte un nouvel éclairage de la faillite de ce système.
  Le gouvernement Macron a déclaré que la santé dévrait passer avant toute chose. Mais le pouvoir actuel a montré de graves manquements dans la gestion de la crise. Il a montré son incapacité à anticiper et à gérer la situation en amont alors que le personnel hospitalier tirait la sonnette d'alarme depuis des mois.
  Ce n'est pas en distribuant des médailles et des primes qu'il se rachètera. Les personnels de santé ont besoin de meilleurs salaires et plus d'emplois.
  Pendant la crise, si certaines mesures étaient indispensables, d'autres ont visé à maintenir à tout prix le fonctionnement de l'économie capitaliste, c'est à dire permettre aux classes dominantes et aux possesseurs de capitaux de s'en sortir et cela au mépris des besoins de protection des classes populaires (voir comment l'absence de masques ou de tests ont été traitée).
  La crise économique qui se profile est lourde de menace sur les emplois. Il va y avoir des licenciements en masse. Cela veut dire plus de chômage, plus de misère et de pauvreté. Plus grave, il y a toutes les chances qu'on présente la note aux classes populaires comme cela a été fait après la crise de 2008.
  Si j'insiste sur ces questions, c'est parce que la vie municipale est intimement liée à ce qui se passe dans le reste de la société.
  Je représente un courant politique minoritaire mais bien vivant. C'est le 3ème mandat municipal que j'attaque. Mes prises de positions seront dans la continuité des mandats précédents.
  Je participerai pleinement aux travaux du conseil municipal dans un esprit constructif, d'ouverture et sans aucun sectarisme.
  Cela veut dire que j'apporterai mon soutien à toutes les mesures progressistes mais aussi que je m'opposerai, si cela se présentait, aux mesures préjudiciables aux salariés et aux classes laborieuses.
  Je soutiendrai tout ce qui ira dans le sens de l'amélioration des conditions de vie de la population laborieuse, qu'elle soit en activité, au chômage ou à la retraite.
  Je m'engage à soutenir toutes les initiatives portées par la population de Ploufragan qui iront dans le sens de renforcer la solidarité et le progrès social.

dimanche 12 avril 2020

MANQUE DE MASQUES ! ENCORE ET TOUJOURS

  Depuis le début du confinement, le manque de masques de protection se fait cruellement sentir, y compris parmi le personnel soignant et les salariés qui doivent aller travailler. Pour y faire face, c'est la débrouille. Les journaux publient des patrons pour faire des masques soi-même à la maison.
  Du coté du gouvernement, il y a eu beaucoup de promesses, de communication mais point de masque en nombre suffisant. La responsabilité du pouvoir est énorme dans cette affaire. Pour des raisons d'économie, il a refusé de reconstituer le stock d'Etat et s'est donc retrouvé démuni au début de l'épidémie.
  La pénurie de masques a mis en évidence que la très grande majorité était produite en Chine et dans des pays où la main d'oeuvre est la moins chère.
  A Plaintel, il existait une usine de masques, l'entreprise Giffard. Elle avait une capacité de 20 millions de masques par mois. Devenue Spérian puis Honeywell au gré des changements d'actionnaires, cette usine a multiplié les plans de restructuration et de licenciements avant de fermer purement et simplement en 2018. Les actionnaires ont préféré faire produire en Tunisie, car c'était de leur point de vue plus rentable.
  Que les chaînes de production aient été financées par l'argent public avant d'être envoyées à la casse chez un ferrailleur n'a pas ému grand monde à l'époque. Pas plus que les travailleurs licenciés lors des plans de suppressions d'emplois successifs.
  Alors quand la grande majorité du personnel politique local monte aujourd'hui au créneau pour réclamer la réouverture de cette usine, quand on voit qu'un ex secrétaire d'Etat aujourd'hui consultant est missionné pour explorer la faisabilité d'un nouveau projet de fabrication de masques, cela ressemble beaucoup plus  à du tapage médiatique qu'à autre chose.
  Certes, une usine de masque située à proximité des besoins est certainement nécessaire mais laisser croire qu'une entreprise capitaliste va de nouveau s'installer à Plaintel pour résoudre les problèmes sanitaires pour l'avenir, c'est comme demander du lait à un bouc et ne tirer aucune leçon de la crise sanitaire que nous vivons actuellement.
  Le virus du profit est plus dangereux que le coronavirus !

vendredi 20 mars 2020

ELECTION MUNICIPALE, CRISE SANITAIRE ET SYSTEME EN FAILLITE

  Je remercie les 260 électeurs qui ont voté pour notre liste "Lutte Ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs" à l'élection municipale. Cela a permis d'obtenir un élu et je vais continuer à siéger pendant les 6 prochaines années au sein du conseil municipal de Ploufragan.
  Avec 8.37% des voix notre score reste modeste mais il témoigne de la présence d'un courant politique radicalement opposé au système capitaliste, à la domination d'une minorité bourgeoise sur l'ensemble de la société et qui est convaincu qu'il faudra le renverser.
  La société ne peut éviter la plongée dans la barbarie en continuant à être guidée par la course aux profits des plus riches qui s'opposent aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.
  L'épidémie du coronavirus met en lumière les ravage de l'organisation capitaliste de la société.
  Le gouvernement a déclaré que la santé devait passer avant tout le reste mais la rentabilité et les multiples plans d'économies imposés au système hospitalier depuis de nombreuses années ont fini par l'asphyxier. C'est la santé des profits et des banquiers qu'il a fait passer avant tout le reste.
  Les tenants du pouvoir ont montré leur incapacité à anticiper et à gérer la crise en amont alors que cela faisait des mois que le personnel hospitalier tirait la sonnette d'alarme.
  La crise boursière découlant de l'agitation spéculative des groupes financiers est une menace encore plus grande que le coronavirus.
  Le plan d'urgence promis au monde économique vise à répondre aux besoins des classes dominantes aux mépris des besoins des classes populaires et des travailleurs. Et il traduit la faillite du système économique et social actuel.